Educateurs, parents : Blue Whale Challenge

Ces dernières semaines ont vu émerger et rapidement se diffuser une menace d’une nouvelle sorte sur les réseaux sociaux français. Manœuvré par des opérateurs inconnus le « Blue Whale challenge » serait un système de mise à l’épreuve qui mise sur la fascination et la tentation de la transgression pour inciter insidieusement, par l’emprise psychologique, les adolescents […]

via Communiqué de presse concernant le Blue Whale challenge — Programme Papageno

Parler aux enfants de leurs organes génitaux : excellent billet !

Avec ce titre, pas besoin de préambule, j’entre directement dans le vif du sujet. J’avais déjà, sur ce blog, en 2013, poussé un petit coup de gueule sur le fait que le sexe féminin est méconnu et qu’on utilise mal le vocabulaire lié à son anatomie (à relire ici : Vulve et vagin : révise […]

via Le tabou du sexe féminin — De petits maux en petits mots

La soupe de Ponyo

Depuis qu’elle a vu Ponyo sur la falaise, Micropuce s’est prise pour ce personnage. Elle a passé du temps à barboter, remplissant parfois la baignoire seule pour s’y immerger, prétextant qu’elle était Ponyo. Cela fait un moment que ça me trotte en tête de lui faire manger le ramen qu’on voit Soske et Ponyo manger dans le dessin animé. Voilà chose faite, et la recette est simple.

Je me suis procurée les ingrédients dans mon supermarché préféré.

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Ingrédients :

  • œufs durs (1/2 par personne)
  • nouilles au blé (ou de riz) : j’ai utilisé 50g par personne, soit un carré par personne
  • jambon épais ou rôti de porc
  • poireaux, ou oignons nouveaux, ou ciboule, voire épinards
  • bouillon cube (éventuellement, pour soupe miso, mais le Kubor conviendra)

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Procédé :

  1. Préparer à l’avance les œufs durs, ce sera plus simple. Écalez les œufs. Coupez les en deux.
  2. Tranchez finement le poireau. 4 tranches par convive suffiront, sauf si vous aimez le poireau.
  3. Faites bouillir de l’eau environ 25cL par personne, et préparez des grands bols (un par convive) et des assiettes pour les couvrir.
  4. Placez les nouilles de blé et le cube de bouillon dans les bols.
  5. Versez l’eau sur les nouilles. Ajoutez l’œuf dur, les tranches de poireaux et la tranche de jambon coupée en deux ou en quatre selon la taille du bol.
  6. Mettez le couvercle pour 3-5 minutes pour que les nouilles cuisent.
  7. C’est prêt !

 

Les lasagnes sans pré-cuisson

J’avais cité, dans mes défis de cuisine, une recette de lasagnes sans pré-cuisson. L’idée étant d’assembler les éléments, de mettre au congélateur, puis de cuire directement le moment venu. J’ai donc fait des courses en prenant exprès les ingrédients. J’ai suivi la recette au gramme près (après avoir converti des cups de mozzarelle râpée en grammes, pour moi, ça fait 100g) et j’ai réalisé un plat géant de lasagnes (la recette est donné pour 2 plats de lasagnes).

C’était prometteur, plutôt simple d’assemblage même avec des enfants dans les pattes. Sur ce point, je recommande l’idée. J’ai pris garde de bien arroser de coulis de tomate les plaques, pour qu’elle cuisent en l’absorbant.
Je n’ai pas congelé mes lasagnes, et mon mec les a cuite tout de suite, en respectant à la lettre les instructions.

Hélas, le coulis de tomate en boîte a un goût trop prononcé…de renfermé (il est mis directement, sans ajout d’herbes ou d’oignons, par exemple), et le mélange mascarpone-parmesan est bien trop salé !

Au final, l’aspect de la lasagne était louche (c’est de la mozzarella sur le dessus pour gratiner), voyez plutôt. Le goût était très salé et un peu trop « en boîte », problème que n’ont pas les lasagnes du commerce avec leur béchamel ou sauce tomate arrangée.

Plat de lasagnes maison, mis en avant avec couverts en fond

Lasagnes no-cook

Vu la taille du plat, on en a mangé durant une semaine !

Je n’en referai pas, et comme il me reste des plaques à lasagnes, je me lancerai sûrement dans une lasagne chèvre-épinards prochainement. Au printemps, sûrement. Si quelqu’un possède une bonne recette de lasagnes aux légumes, qu’il me fasse signe dans les commentaires !

Pancakes du petit-déjeuner

Pour 4 mangeurs raisonnables (sinon doubler les doses)

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  • 250g de farine
  • 30g de sucre
  • 1 sachet de levure chimique
  • 1 pincée de sel
  • 2 oeufs
  • 30cL de lait de vache (si végétal en mettre 50cL)
  • 65g de beurre

1. Faire fondre le beurre pour la suite.
2. Mélanger le sec : farine + sel + sucre + levure
3. Ajouter les oeufs et bien mélanger la pâte
4. Ajouter le beurre fondu et bien mélanger
5. Ajouter 5cL par 5cL le lait en délayant à chaque fois pour éviter les grumeaux.
6. Cuire sur feu vif les pancakes : ne pas étaler la pâte mais garder l’épaisseur du coulage en poêle.
7. Penser à retourner dès que des bulles profondes sont formées

Les 7 étapes du pardon

Cette semaine, je pardonne.

Parmi les défauts et qualités que je m’attribue, je ne me définirais pas du tout comme rancunière. Et pourtant, je m’aperçois que j’ai beaucoup à pardonner. Selon le site Psychologies.com, il y a 7 étapes dans le pardon :

  1. Décider de ne plus souffrir
  2. Reconnaître que la faute existe
  3. Exprimer sa colère
  4. Cesser de se sentir coupable
  5. Comprendre celui qui nous a blessé
  6. Prendre son temps
  7. Redevenir acteur de sa vie
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Ce billet fait partie du défi « Cette année, je… »

Dans la première étape, on me propose de « prendre du champ et à mettre de la distance entre soi et le responsable de sa douleur. » Cette partie est totalement maîtrisée pour moi.

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Autoroute vide à Tel Aviv, le jour du grand pardon (Yom Kippour)

Plus loin, il est écrit que « agressivité, colère, voire haine sont utiles dans un premier temps. Elles sont signe de bonne santé psychique, signe que la victime n’est pas dans le déni et ne porte pas la faute de l’agresseur sur elle. » Cette partie aussi est totalement maîtrisée. Bien que je préfère souvent faire silence.

Ensuite, en revanche, je n’y suis pas du tout. Sortir de la litanie « j’aurais dû faire différemment« , pour aller me mettre à la place de la personne qui m’a fait du mal et comprendre ses motivations. La suite de l’article me conseille néanmoins de prendre mon temps. Alors je le prends. Et si ce sont des années qui passent ?

Comment savoir si nous avons vraiment pardonné ? Lorsque nous ne ressentons plus ni colère ni rancœur à l’encontre de celui qui nous a fait souffrir. Eh bien, je n’y suis pas encore. Clairement, c’est là que je finis par penser que je suis rancunière.

Dent de la Rancune with alpinists

La Dent de la Rancune dans la vallée de Chaudefour (Puy-de-Dôme) avec des alpinistes.

De mon temps, dans la RAF…

Qu’est-ce qu’on peut bien honorer hormis ses promesses ?

Voilà que je fais une recherche. « Tenir en grande estime », « accorder une grâce » ou encore « faire honneur à » sont les sens du verbe honorer.

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Rosa ‘Honor’ in the Inez Grant Parker Memorial Rose Garden, Balboa Park, San Diego, California, USA.

Le titre provient d’une réplique du film « Chicken Run » dans lequel un vieux coq la prononce. Le mot honorer m’ayant rappelé cette formule « Force et honneur », qui est aussi une réplique de film devenue culte (Gladiator, voir la vidéo ci dessous).

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Ce billet fait partie du défi « Cette année, je… »

Du coup, j’ai repensé à ce fabuleux personnage de coq dans Chicken Run qui se vante de son passé dans la Royal Air Force (RAF) à longueur de temps.

L’honneur et honorer est une valeur pour moi, qui appartient au monde militaire, au monde de la hiérarchie où on place des choses au dessus d’autres. Cela ne me convient pas vraiment comme verbe. Voici néanmoins un court paragraphe sur ce que j’honorerai.

Cette année, j’honorerai mes engagements.

Il faut préciser que je mets un point d’honneur à honorer mes engagements depuis que je suis adolescente. J’ai souhaité devenir quelqu’un de fiable. Si j’ai accepté d’aider, d’être présente, d’apporter un objet, de transmettre une information, je le fais, même si c’est au détriment de mes nuits. J’honore par exemple l’engagement que j’ai fait à participer à ce défi « Cette année, je… » (voir le macaron sur la droite).

Comme c’est arrivé plusieurs fois que je m’épuise, j’ai fini par réduire mes engagements de façon à tous les honorer. C’est difficile d’accepter de renoncer, d’être remplacée par quelqu’un d’autre parce qu’on ne peut pas. J’espère que j’ai fait les choix qui me correspondaient.

Poètes, vos papiers !

Il va falloir que cette semaine, je m’attelle à rédiger quelque chose…voilà ce que je pense en commençant le billet.(Le titre du billet est un titre de Léo Ferré.)
Oh, j’aimerais rédiger des lettres d’amour, des missives d’amitié, des chapitres de romans, des poèmes. Malheureusement, je pense que cela se limitera à rédiger mon billet de la semaine, ainsi que des e-mails pour le boulot, et quelques messages personnels.

Eugène Grasset-Encre L Marquet

Je crois que je vais devoir rédiger les menus de la semaine, sauf si Papa Geek le fait à ma place, ainsi qu’un planning des TIC (tâches d’intérêt collectif) pour inclure tout le monde dans les tâches ménagères. Cela sera plutôt un travail d’assemblage d’informations et de restitution qu’une rédaction.

Jamais l’écrit n’a été mon point fort. J’aime lire, j’adore lire, mais écrire est une autre paire de manches. C’est difficile, les mots sont plein de sens différents et leur assemblage est complexe. Un brave homme n’est pas nécessairement un homme brave, et un livre sacré pas forcément un sacré livre ! Alors j’admire celleux qui savent manier les mots, qui déclenchent des émotions, me font pleurer, savent agencer une histoire du début à la fin, en dosant les constituants, qui développent des personnages, celleux qui me donnent l’impression qu’on me parle comme si j’étais une amie, qui me rassurent. Bref, c’est une sorte de magie pour moi.

Maintenant, je rédige des billets de blog à l’avance. Grâce au défis d’Agoaye, autant celui de l’an dernier que celui de cette année, je me retrouve avec des choses à dire. Je ne pensais vraiment pas avoir un regard original sur le monde, et excusez moi, la fable des flocons de neige uniques, je n’y crois pas vraiment.

Vous n’êtes pas exceptionnels. Vous n’êtes pas un flocon de neige merveilleux et unique. Vous êtes faits de la même substance organique pourrissante que tout le reste. Nous sommes la merde de ce monde, prête à servir à tout.

  • Brad Pitt, Fight Club (1999), écrit par Chuck Palahniuk, Jim Uhls
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Ce billet fait partie du défi « Cette année, je… »

Quand je lis des blogs de mères, chacune semble démunie tout autant. Les billets se ressemblent, ce qui m’attriste car je confonds parfois certains articles que j’ai lus. Bon, j’ai la mémoire qui flanche, j’me souviens plus très bien, l’âge et la fatigue.
De ce constat, j’en ai surtout tiré la conclusion que ma voix ne ferait que s’ajouter aux autres formant un fleuve qui va dans la même direction de la mer des mères. Pourquoi alors rédigerai-je un énième avis sur l’accouchement, l’allaitement, l’accès aux écrans ou je ne sais quelle autre sujet en rapport avec la maternité ? Je l’ai quand même fait, je ne me suis pas trop privée, faut dire. Au bout d’un moment, j’ai été découragée.
Pourtant, quand les billets se font plus personnels, plus engagés, même s’ils sont moins lisses, moins fignolés, cela me touche plus et je finis par visiter et re-visiter le blog. C’est même ce que je finis par rechercher sur un blog, la catégorie « Perso ».
Cela me motive donc à rédiger un peu plus de billets en y mettant plus de moi dedans, car des billets bancaux, mal finis, je peux y arriver. Si cela n’intéresse pas, tant pis, au moins, j’aurais essayé !

Le plus grave, ce n’est pas d’échouer. C’est de ne pas avoir essayé. (Ou le snobisme littéraire)

A young woman reading, Rome - 2072
Le livre « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » est taillé sur mesure pour moi, et plein d’autres femmes. Il s’agit du premier roman d’une auteure de développement personnel. Le propos et la trame du roman est un prétexte pour distiller des exercices de développement personnel qui peuvent aider au cours d’un projet ou de la vie en général.

Ce livre ne m’a pas plu.

Le titre est une citation utilisée dans le roman comme phrase de motivation pour l’héroïne. Ce qui est entre parenthèses est mon titre initial, qui me plaisait tant que je l’ai conservé aussi.

Les personnages

Les personnages de ce roman sont l’héroïne, Camille, une femme blanche, trentenaire, VRP de métier, habitant dans une grande ville, en couple avec un homme de son âge (second personnage), et mère d’un enfant de 7 ans (troisième personnage). Elle a un travail à temps plein, une bonne santé financière, mais il manque le bonheur dans sa vie. Cette héroïne représente parfaitement XXX et cependant, elle manque un peu de profondeur. C’est-à-dire qu’elle n’a pas de passion secrète inavouable qui la démarque, elle est un peu trop lisse à mon goût, comme un succédané de mère trentenaire citadine de la classe moyenne. C’est la lectrice de Biba, Cosmopolitan et Glamour en même temps.

L’histoire commence par une panne de voiture de l’héroïne. C’est le prétexte qui la conduit à sortir de sa routine et à rencontrer un gourou-coach (quatrième personnage). Une fois ces quatre personnages installés, on suit les découvertes de notre héroïne sur son chemin de l’épanouissement personnel.

Tout ce qui m’a déplu dans cet ouvrage, permettez que je vous le partage.

Une mauvaise langue, by Alexander Hugo Bakker Korff

Commentant des romans Harlequin avec mes copines

Premièrement, le style dans lequel pense et parle notre héroïne ne m’a vraiment pas convenu. On dirait un roman Harlequin. J’ai lu pas mal de roman à l’eau-de-rose, un été, avec mes copines.

Nous étions toutes d’avides lectrices, et à ce moment, nous étions tombées sur une mine de ces romans. Nous les avons donc lus et partagé les passages les plus érotiques (voir la vidéo du sketch de Dany Boon ci-dessous).

Le style, surtout au début du roman est tellement verbeux qu’il en devient collant. Je suis pourtant une inconditionnelle de Douglas Adams et Jasper Fforde, auteurs dont le verbiage est célèbre dans toute la mine !

Je vais donc poser ici un extrait du Guide du Routard Galactique, t.3 (Douglas Adams):

Le jeu que vous connaissez sous le nom de cricket n’est rien autre qu’une de ces bizarres déformations de l’inconscient collectif, capable de garder une image vivace à l’esprit, des éternités après que leur signification véritable se fut perdue dans les brumes du temps. De toutes les races de la Galaxie, seuls les Anglais pouvaient sans doute faire revivre le souvenir des guerres les plus épouvantables qui eussent écartelé l’Univers, en le transformant en ce qui, j’en ai peur, est généralement considéré comme un jeu parfaitement ennuyeux et totalement dépourvu du moindre intérêt.

Et une description de Jasper Fforde, extraite de « Sauvez Hamlet ! »

Il existe deux écoles de pensée sur la résilience du temps. La première stipule que le temps est hautement volatil, le moindre événement influant sur l’issue possible de l’avenir de la planète. Le second point de vue est que le temps est rigide : on aura beau faire, il reviendra toujours à un présent déterminé. Moi, je ne me préoccupe pas de ces futilités. Je me contente de vendre des cravates à quiconque cherche à en acheter…

Evidemment, je compare peut-être des choux et des carottes. Les situations que j’ai en citation ne sont pas vraiment la même chose que les pensées d’une femme qui a du mal dans sa vie. Alors, je vais chercher d’autres livres, des femmes écrivaines, moins reconnues que ces deux mastodontes que je viens de citer.

Voici un extrait de Geek Girl, t.1, par Holly Smale

Je vais donc expérimenter une toute nouvelle stratégie : ne pas avoir de plan.
Pour la première fois de ma vie, je vais essayer de voleter simplement d’un moment au suivant, butiner l’instant et voir où cela me mène. Comme un être humain en somme.
Ou… un bourdon.

Et un autre de Plan de Table, de Maggie Shipstead

Elle était une vieille femme à présent, bientôt arrière-grand-mère, assise sur une terrasse par un beau soir d’été et pensant à la mort. (…) L’amour était encore une chose qui rendait difficile de mourir. A quel moment s’était-elle mise à avoir des pensées si morbides, si résignées ? Elle ne savait plus. La courbe journalière décrite par le soleil à travers le ciel avait pu lui donner l’illusion qu’elle suivait un cercle infini, mais elle savait bien qu’elle avançait sur une ligne droite.

Ces deux romans, Plan de Table et Geek Girl ne m’ont pas spécialement emballée. Je les ai lu avec un petit agrément, j’ai voulu savoir la fin, et j’aurais pu abandonner en cours de route.

Je vous propose également deux extraits de romans qui m’ont plu, cette fois, écrits par des femmes.
Ces extraits de plus, contiennent des pensées de l’héroïne, sur le couple, : La Femme qui décida de passer une année au lit, de Sue Townsend m’a positivement marquée :

En redescendant l’allée centrale au bras de son mari, elle découvrit ses pieds minuscules et, lorsqu’il écarta les pans de sa veste, le motif de son gilet en soie combinait fusées sport ils et planètes. Éva, elle aimait les chevaux,mais était- ce une raison pour un arborer sur sa robe de mariée?
Avant de partir par la grande porte de l’église ou le photographe avait installé son trépied, Éva n’aimait plus Brian – si tant est qu’elle l’eut jamais aimé.

Et Zona Frigida, de Anne B. Ragde, où l’héroïne passe une année en mer (et sur le même sujet, en plus coriace, lisez Traversée, le premier roman de  Nikki Gemmell) :

Dire qu’il y avait des gens assez bêtes pour se marier au bout de quelques semaines ! Fallait vraiment être givré…
Je sais de quoi je parle. Les promesses qu’on fait quand on est sur un petit nuage. Les cartons et les valises montés par l’escalier, les commodes et placards vidés pour faire de la place aux affaires d’un nouvel homme. L’espoir, toujours déçu, que cette fois, c’est du sérieux. Enfin un homme qui ne se défilera pas à la première occasion. Qui comprendra qu’il y a des jours avec et des jours sans. Son rasoir dans la salle de bain, son peigne, sa brosse. Ses vêtements à mettre à la machine avec les étiquettes à vérifier pour laver à la bonne température. Les CD inconnus alignés à côté des miens. Les plantes. Les tableaux à accrocher aux murs. En revanche, j’ai toujours refusé les meubles. Un petit bureau à la limite, un ordinateur. Le reste, il fallait le laisser au garde-meuble ou ailleurs.

Pour comparaison, voici deux courts extraits de la pensée de Camille dans Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, quand elle a sa panne en voiture (le tout début de l’histoire, donc) :

Les gouttes, de plus en plus grosses, s’écrasaient sur mon pare-brise. Les essuie-glaces grinçaient et moi, les mains crispées sur le volant, je grinçais tout autant intérieurement… Bientôt, les trombes d’eau furent telles que, d’instinct, je levai le pied. Il ne manquerait plus que j’aie un accident! Les éléments avaient-ils décidé de se liguer contre moi ? Toc, toc, Noé ? Qu’est-ce que c’est que ce déluge?

Et puis, Camille, qui constate que sa vie de couple pourrait être meilleure :

Quoi qu’il en soit, le résultat était le même : enlisée dans notre gadoue conjugale, étriquée dans une existence trop bien huilée, je faisais le constat d’une vie de couple insipide qui avait fini, tel un chewing-gum trop mâché, par perdre toute sa saveur …

Evidemment, c’est un premier roman, c’est pour cela, peut-être que sa qualité littéraire n’est pas aussi aboutie que d’autres romans que j’ai cités. Et puis, je crois que mes extraits sont tirés de romans étrangers traduits, le processus de traduction a pu modifier le texte, grâce au talent des traducteurs.
Cependant, j’avoue que je me suis étranglée intérieurement au début, en me demandant si l’étape de correction avait été oubliée. Le style qui génère du rire en ajoutant de plus en plus de métaphores et en les mélangeant complètement, cela me laisse de marbre.

Mais le style n’est pas le plus mauvais, dans ce livre, même si j’ai essayé de le prouver en étalant grandement plein d’autres romans que je vous conseille. Après tout, je l’ai terminé. Pour moi le pire est que l’histoire manque sérieusement de rebondissements.

—- spoilers à partir de maintenant —-

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