Les heureux ados islandais

Hier, j’ai lu un article sur la diminution de la consommation d’alcool par jeunes à Reykjavík en 20 ans. La consommation est passée de 42% en 1998 à 5% en 2016. L’article interview les deux psychologues en charge du projet, et détaille ce qui a été mis en place.
Gudberg Jónsson, psychologue islandais, et Harvey Milkman, psychologue américain, tous deux enseignants à l’Université de Reykjavik, ont proposé des mesures pour diminuer la consommation d’alcool, de cigarettes et de cannabis.
Borgatún - panoramio

Note : les citations sont issues de l’article
L’idée, à la base de ce projet, était de remplacer sensations procurées par alcool/drogues par activités plus légales et meilleures pour la santé. En conservant des effets sur le cerveau identiques, au niveau de l’excitation, l’addiction étant liée aux effets de l’alcool et non pas au produit en tant que tel. Par exemple, faire du sport ou faire de la musique peut faire planer autant que de prendre de la drogue.
Après avoir utilisé des questionnaires auprès des jeunes, pour analyser les causes, la fréquence, les conséquences et l’addiction, sur l’usage d’alcool et drogues, des propositions concrètes ont été faites.

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Ces propositions ont inclus : l’interdiction de vente d’alcool et de cigarettes aux mineurs, l’interdiction de publicité pour de l’alcool et des cigarettes, des activités gratuites après l’école (sport, musique, danse, etc.), de l’assistance aux parents sous forme d’associations dans les écoles, de cours sur la psychologie des adolescents, et même couvre-feu pour les jeunes en semaine (22h l’hiver et minuit l’été), incitations à passer du temps avec leurs enfants pour les parents. En fait, c’est même plutôt intéressant car il a été préconisé de passer plus de temps avec leurs enfants aux parents, la quantité ayant plus d’impact que la qualité du temps passé ensemble, dans ce cadre. L’idée étant de mieux connaître leurs enfants, de connaître leurs amis, et de plus communiquer. J’imagine qu’à l’adolescence, le temps passé ensemble compte. Si vous avez des références psychologiques scientifiques sur le sujet, je suis preneuse.

Notez que la ville de Reykjavik a mis en place une aide financière pour les pauvres ; des « chèques cultures » (montant annuel pour chaque enfant de la famille) pour financer les activités les familiales, et également des transports organisés vers les activités pour jeunes, afin que les personnes vivant plus loin puissent y participer, sans que les parents ne soient de corvée de taxi.

A law was also passed prohibiting children aged between 13 and 16 from being outside after 10pm in winter and midnight in summer. It’s still in effect today.

Une des responsables du projet nommé Home and School, Hrefna Sigurjónsdóttir ajoute que les jeunes ne peuvent plus trop utiliser l’excuse : « Les autres boivent des bières/rentrent tard. » car l’effort a été porté sur toute une génération.

Bilan : ces mesures combinées ont fonctionné.

Et si l’équipe de football islandaise est plus forte, et que plus de musique s’exporte hors de l’Islande (Of Monsters and Men, par ex.), cela pourrait venir de ces ados détournés de l’alcool.

L’article indique que d’autres villes, dans d’autres pays ont été convaincues par les résultats, et les responsables de ces collectivités locales ont commencé à analyser par des questionnaires aux jeunes, pour se lancer dans des mesures adaptées. Simplement, selon la culture, il n’est pas pensable, au Royaume-Uni par exemple, d’accepter une telle ingérence de l’Etat dans la sphère familiale.

Kristín Anna Valtýsdóttir

State funding was increased for organised sport, music, art, dance and other clubs, to give kids alternative ways to feel part of a group, and to feel good, rather than through using alcohol and drugs, and kids from low-income families received help to take part. In Reykjavik, for instance, where more than a third of the country’s population lives, a Leisure Card gives families 35,000 krona (£250) per year per child to pay for recreational activities.

L’article : « Iceland knows how to stop teen substance abuse but the rest of the world isn’t listening »

Para-cycling German championships and Europe Cup 2016 137

De mon temps, dans la RAF…

Qu’est-ce qu’on peut bien honorer hormis ses promesses ?

Voilà que je fais une recherche. « Tenir en grande estime », « accorder une grâce » ou encore « faire honneur à » sont les sens du verbe honorer.

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Rosa ‘Honor’ in the Inez Grant Parker Memorial Rose Garden, Balboa Park, San Diego, California, USA.

Le titre provient d’une réplique du film « Chicken Run » dans lequel un vieux coq la prononce. Le mot honorer m’ayant rappelé cette formule « Force et honneur », qui est aussi une réplique de film devenue culte (Gladiator, voir la vidéo ci dessous).

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Ce billet fait partie du défi « Cette année, je… »

Du coup, j’ai repensé à ce fabuleux personnage de coq dans Chicken Run qui se vante de son passé dans la Royal Air Force (RAF) à longueur de temps.

L’honneur et honorer est une valeur pour moi, qui appartient au monde militaire, au monde de la hiérarchie où on place des choses au dessus d’autres. Cela ne me convient pas vraiment comme verbe. Voici néanmoins un court paragraphe sur ce que j’honorerai.

Cette année, j’honorerai mes engagements.

Il faut préciser que je mets un point d’honneur à honorer mes engagements depuis que je suis adolescente. J’ai souhaité devenir quelqu’un de fiable. Si j’ai accepté d’aider, d’être présente, d’apporter un objet, de transmettre une information, je le fais, même si c’est au détriment de mes nuits. J’honore par exemple l’engagement que j’ai fait à participer à ce défi « Cette année, je… » (voir le macaron sur la droite).

Comme c’est arrivé plusieurs fois que je m’épuise, j’ai fini par réduire mes engagements de façon à tous les honorer. C’est difficile d’accepter de renoncer, d’être remplacée par quelqu’un d’autre parce qu’on ne peut pas. J’espère que j’ai fait les choix qui me correspondaient.

Mon fils et ses petites histoires

Il y a 2 ans…

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Ce billet fait partie d’une série de Brouillons publiés tels quels

 

 

Pour garder trace :

  • mon fils aime s’ennuyer un peu de temps en temps, c’est pour cela qu’il reste assis sur le banc en attendant que la classe commence (note de mère angoissée : vérifier qu’il a des potes, quand même)
  • mon fils chante très bien et ne le fait que sur supplication de ma part
  • mon fils chuinte et éxagère justement quand il doit dire les chuitantes et les occlusives palatales vélaires sonores. Par exemple le mot « changement ».
  • mon fils est un Pisse-der-man, un pirate et un dragon
  • mon fils sait bien utiliser les arguments pour dire « mais je me salis pas, moi »
  • mon fils a déjà prévu qu’une fois adulte il aurait une moto « mais il n’aura pas d’accident, lui »
  • mon fils danse…comme son père
  • mon fils sait très bien détecter mon humeur
  • mon fils a fait de moi une mère, alors c’est quelqu’un d’important à mes yeux

Poètes, vos papiers !

Il va falloir que cette semaine, je m’attelle à rédiger quelque chose…voilà ce que je pense en commençant le billet.(Le titre du billet est un titre de Léo Ferré.)
Oh, j’aimerais rédiger des lettres d’amour, des missives d’amitié, des chapitres de romans, des poèmes. Malheureusement, je pense que cela se limitera à rédiger mon billet de la semaine, ainsi que des e-mails pour le boulot, et quelques messages personnels.

Eugène Grasset-Encre L Marquet

Je crois que je vais devoir rédiger les menus de la semaine, sauf si Papa Geek le fait à ma place, ainsi qu’un planning des TIC (tâches d’intérêt collectif) pour inclure tout le monde dans les tâches ménagères. Cela sera plutôt un travail d’assemblage d’informations et de restitution qu’une rédaction.

Jamais l’écrit n’a été mon point fort. J’aime lire, j’adore lire, mais écrire est une autre paire de manches. C’est difficile, les mots sont plein de sens différents et leur assemblage est complexe. Un brave homme n’est pas nécessairement un homme brave, et un livre sacré pas forcément un sacré livre ! Alors j’admire celleux qui savent manier les mots, qui déclenchent des émotions, me font pleurer, savent agencer une histoire du début à la fin, en dosant les constituants, qui développent des personnages, celleux qui me donnent l’impression qu’on me parle comme si j’étais une amie, qui me rassurent. Bref, c’est une sorte de magie pour moi.

Maintenant, je rédige des billets de blog à l’avance. Grâce au défis d’Agoaye, autant celui de l’an dernier que celui de cette année, je me retrouve avec des choses à dire. Je ne pensais vraiment pas avoir un regard original sur le monde, et excusez moi, la fable des flocons de neige uniques, je n’y crois pas vraiment.

Vous n’êtes pas exceptionnels. Vous n’êtes pas un flocon de neige merveilleux et unique. Vous êtes faits de la même substance organique pourrissante que tout le reste. Nous sommes la merde de ce monde, prête à servir à tout.

  • Brad Pitt, Fight Club (1999), écrit par Chuck Palahniuk, Jim Uhls
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Ce billet fait partie du défi « Cette année, je… »

Quand je lis des blogs de mères, chacune semble démunie tout autant. Les billets se ressemblent, ce qui m’attriste car je confonds parfois certains articles que j’ai lus. Bon, j’ai la mémoire qui flanche, j’me souviens plus très bien, l’âge et la fatigue.
De ce constat, j’en ai surtout tiré la conclusion que ma voix ne ferait que s’ajouter aux autres formant un fleuve qui va dans la même direction de la mer des mères. Pourquoi alors rédigerai-je un énième avis sur l’accouchement, l’allaitement, l’accès aux écrans ou je ne sais quelle autre sujet en rapport avec la maternité ? Je l’ai quand même fait, je ne me suis pas trop privée, faut dire. Au bout d’un moment, j’ai été découragée.
Pourtant, quand les billets se font plus personnels, plus engagés, même s’ils sont moins lisses, moins fignolés, cela me touche plus et je finis par visiter et re-visiter le blog. C’est même ce que je finis par rechercher sur un blog, la catégorie « Perso ».
Cela me motive donc à rédiger un peu plus de billets en y mettant plus de moi dedans, car des billets bancaux, mal finis, je peux y arriver. Si cela n’intéresse pas, tant pis, au moins, j’aurais essayé !

Le plus grave, ce n’est pas d’échouer. C’est de ne pas avoir essayé. (Ou le snobisme littéraire)

A young woman reading, Rome - 2072
Le livre « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » est taillé sur mesure pour moi, et plein d’autres femmes. Il s’agit du premier roman d’une auteure de développement personnel. Le propos et la trame du roman est un prétexte pour distiller des exercices de développement personnel qui peuvent aider au cours d’un projet ou de la vie en général.

Ce livre ne m’a pas plu.

Le titre est une citation utilisée dans le roman comme phrase de motivation pour l’héroïne. Ce qui est entre parenthèses est mon titre initial, qui me plaisait tant que je l’ai conservé aussi.

Les personnages

Les personnages de ce roman sont l’héroïne, Camille, une femme blanche, trentenaire, VRP de métier, habitant dans une grande ville, en couple avec un homme de son âge (second personnage), et mère d’un enfant de 7 ans (troisième personnage). Elle a un travail à temps plein, une bonne santé financière, mais il manque le bonheur dans sa vie. Cette héroïne représente parfaitement XXX et cependant, elle manque un peu de profondeur. C’est-à-dire qu’elle n’a pas de passion secrète inavouable qui la démarque, elle est un peu trop lisse à mon goût, comme un succédané de mère trentenaire citadine de la classe moyenne. C’est la lectrice de Biba, Cosmopolitan et Glamour en même temps.

L’histoire commence par une panne de voiture de l’héroïne. C’est le prétexte qui la conduit à sortir de sa routine et à rencontrer un gourou-coach (quatrième personnage). Une fois ces quatre personnages installés, on suit les découvertes de notre héroïne sur son chemin de l’épanouissement personnel.

Tout ce qui m’a déplu dans cet ouvrage, permettez que je vous le partage.

Une mauvaise langue, by Alexander Hugo Bakker Korff

Commentant des romans Harlequin avec mes copines

Premièrement, le style dans lequel pense et parle notre héroïne ne m’a vraiment pas convenu. On dirait un roman Harlequin. J’ai lu pas mal de roman à l’eau-de-rose, un été, avec mes copines.

Nous étions toutes d’avides lectrices, et à ce moment, nous étions tombées sur une mine de ces romans. Nous les avons donc lus et partagé les passages les plus érotiques (voir la vidéo du sketch de Dany Boon ci-dessous).

Le style, surtout au début du roman est tellement verbeux qu’il en devient collant. Je suis pourtant une inconditionnelle de Douglas Adams et Jasper Fforde, auteurs dont le verbiage est célèbre dans toute la mine !

Je vais donc poser ici un extrait du Guide du Routard Galactique, t.3 (Douglas Adams):

Le jeu que vous connaissez sous le nom de cricket n’est rien autre qu’une de ces bizarres déformations de l’inconscient collectif, capable de garder une image vivace à l’esprit, des éternités après que leur signification véritable se fut perdue dans les brumes du temps. De toutes les races de la Galaxie, seuls les Anglais pouvaient sans doute faire revivre le souvenir des guerres les plus épouvantables qui eussent écartelé l’Univers, en le transformant en ce qui, j’en ai peur, est généralement considéré comme un jeu parfaitement ennuyeux et totalement dépourvu du moindre intérêt.

Et une description de Jasper Fforde, extraite de « Sauvez Hamlet ! »

Il existe deux écoles de pensée sur la résilience du temps. La première stipule que le temps est hautement volatil, le moindre événement influant sur l’issue possible de l’avenir de la planète. Le second point de vue est que le temps est rigide : on aura beau faire, il reviendra toujours à un présent déterminé. Moi, je ne me préoccupe pas de ces futilités. Je me contente de vendre des cravates à quiconque cherche à en acheter…

Evidemment, je compare peut-être des choux et des carottes. Les situations que j’ai en citation ne sont pas vraiment la même chose que les pensées d’une femme qui a du mal dans sa vie. Alors, je vais chercher d’autres livres, des femmes écrivaines, moins reconnues que ces deux mastodontes que je viens de citer.

Voici un extrait de Geek Girl, t.1, par Holly Smale

Je vais donc expérimenter une toute nouvelle stratégie : ne pas avoir de plan.
Pour la première fois de ma vie, je vais essayer de voleter simplement d’un moment au suivant, butiner l’instant et voir où cela me mène. Comme un être humain en somme.
Ou… un bourdon.

Et un autre de Plan de Table, de Maggie Shipstead

Elle était une vieille femme à présent, bientôt arrière-grand-mère, assise sur une terrasse par un beau soir d’été et pensant à la mort. (…) L’amour était encore une chose qui rendait difficile de mourir. A quel moment s’était-elle mise à avoir des pensées si morbides, si résignées ? Elle ne savait plus. La courbe journalière décrite par le soleil à travers le ciel avait pu lui donner l’illusion qu’elle suivait un cercle infini, mais elle savait bien qu’elle avançait sur une ligne droite.

Ces deux romans, Plan de Table et Geek Girl ne m’ont pas spécialement emballée. Je les ai lu avec un petit agrément, j’ai voulu savoir la fin, et j’aurais pu abandonner en cours de route.

Je vous propose également deux extraits de romans qui m’ont plu, cette fois, écrits par des femmes.
Ces extraits de plus, contiennent des pensées de l’héroïne, sur le couple, : La Femme qui décida de passer une année au lit, de Sue Townsend m’a positivement marquée :

En redescendant l’allée centrale au bras de son mari, elle découvrit ses pieds minuscules et, lorsqu’il écarta les pans de sa veste, le motif de son gilet en soie combinait fusées sport ils et planètes. Éva, elle aimait les chevaux,mais était- ce une raison pour un arborer sur sa robe de mariée?
Avant de partir par la grande porte de l’église ou le photographe avait installé son trépied, Éva n’aimait plus Brian – si tant est qu’elle l’eut jamais aimé.

Et Zona Frigida, de Anne B. Ragde, où l’héroïne passe une année en mer (et sur le même sujet, en plus coriace, lisez Traversée, le premier roman de  Nikki Gemmell) :

Dire qu’il y avait des gens assez bêtes pour se marier au bout de quelques semaines ! Fallait vraiment être givré…
Je sais de quoi je parle. Les promesses qu’on fait quand on est sur un petit nuage. Les cartons et les valises montés par l’escalier, les commodes et placards vidés pour faire de la place aux affaires d’un nouvel homme. L’espoir, toujours déçu, que cette fois, c’est du sérieux. Enfin un homme qui ne se défilera pas à la première occasion. Qui comprendra qu’il y a des jours avec et des jours sans. Son rasoir dans la salle de bain, son peigne, sa brosse. Ses vêtements à mettre à la machine avec les étiquettes à vérifier pour laver à la bonne température. Les CD inconnus alignés à côté des miens. Les plantes. Les tableaux à accrocher aux murs. En revanche, j’ai toujours refusé les meubles. Un petit bureau à la limite, un ordinateur. Le reste, il fallait le laisser au garde-meuble ou ailleurs.

Pour comparaison, voici deux courts extraits de la pensée de Camille dans Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, quand elle a sa panne en voiture (le tout début de l’histoire, donc) :

Les gouttes, de plus en plus grosses, s’écrasaient sur mon pare-brise. Les essuie-glaces grinçaient et moi, les mains crispées sur le volant, je grinçais tout autant intérieurement… Bientôt, les trombes d’eau furent telles que, d’instinct, je levai le pied. Il ne manquerait plus que j’aie un accident! Les éléments avaient-ils décidé de se liguer contre moi ? Toc, toc, Noé ? Qu’est-ce que c’est que ce déluge?

Et puis, Camille, qui constate que sa vie de couple pourrait être meilleure :

Quoi qu’il en soit, le résultat était le même : enlisée dans notre gadoue conjugale, étriquée dans une existence trop bien huilée, je faisais le constat d’une vie de couple insipide qui avait fini, tel un chewing-gum trop mâché, par perdre toute sa saveur …

Evidemment, c’est un premier roman, c’est pour cela, peut-être que sa qualité littéraire n’est pas aussi aboutie que d’autres romans que j’ai cités. Et puis, je crois que mes extraits sont tirés de romans étrangers traduits, le processus de traduction a pu modifier le texte, grâce au talent des traducteurs.
Cependant, j’avoue que je me suis étranglée intérieurement au début, en me demandant si l’étape de correction avait été oubliée. Le style qui génère du rire en ajoutant de plus en plus de métaphores et en les mélangeant complètement, cela me laisse de marbre.

Mais le style n’est pas le plus mauvais, dans ce livre, même si j’ai essayé de le prouver en étalant grandement plein d’autres romans que je vous conseille. Après tout, je l’ai terminé. Pour moi le pire est que l’histoire manque sérieusement de rebondissements.

—- spoilers à partir de maintenant —-

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Je la vois garnir sa robe de plaisirs, avec un rouleau de pâte d’abricot

Cette année, je cuisine. Cette fois, je précise l’année parce que la semaine seulement, ça va faire court.

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Ce billet fait partie du défi « Cette année, je… »

Dans ce que j’aimerais cuisiner dans l’année à venir, voilà ce qui me tente là, maintenant. Pour moi, cuisiner, c’est jouer au petit chimiste, expérimenter, découvrir, apprendre, et bien sûr…me régaler !

J’ai passé une bonne partie de mon congé maternité avec Bébé Geek à pâtisser. J’ai énormément progressé. Il se trouve que j’ai maintenant un panel de recettes éprouvées, qui vont du « truc qui se mange avec les doigts » au « dessert pour fête spéciale mais sans gluten » dans mes tablettes. J’ai tout de même envie de rajouter des cordes à mon arc. Surtout au niveau des goûters des enfants, faire des biscuits me plaît bien.

Mes principaux freins sont le manque de préparation : il faut du temps disponible sans interruption, pour essayer des nouvelles choses, et également, les bons ingrédients !
J’ai hésité un peu avec les Micro-ondes de Chanson Plus Bifluorée dont j’apprécie l’humour, et  la chanson du cake d’amour de Peau d’Âne, pour finir, le titre de mon billet, très classique, fait partie des paroles de la chanson « Dame Tartine ».

De la guimauve


Pour réaliser de la guimauve, il faut chauffer en contrôlant la température. Evidemment, je ne possède pas (encore) de thermomètre de cuisine. Il faut également du sirop de glucose, et cet ingrédient n’est pas disponible partout. Bref, il me faut un peu de temps et d’accessoires à acquérir avant de pouvoir en faire.

Des macarons


Tout le monde en a déjà fait, semble-t-il, en tous cas, c’était très populaire à un moment. J’ai toujours eu peur de les rater, vu comme c’est complexe. En fait, j’en ai fait une fois avec un kit, c’était pas mauvais mais sans le coté délicieux du macaron.

Des plats véganes

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Pâté en croûte aux champignons, crédits: Sweetnessandmore

Par exemple, cette poutine végétalienne, qui promet d’être calorique et réconfortante, ou le pâté en croûte aux champignons, sans oublier la saucisse végétalienne briochée qui promettent des picnics délicieux sans cruauté animale. Cela a l’air fameux !

Evidemment ces plats nécessitent soit un tour de main inconnu, soit des ingrédients nouveaux. C’est ce qui m’a freinée jusqu’ici.

La cuisine du congél au four

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Lasagne prête à être congelée, Crédits : New Leaf Wellness

L’idée est de préparer un plat sans le cuire qui se met au congélateur. Pour le consommer, on le cuit directement. Quel gain de temps merveilleux !

Les recettes trouvées sont américaines, il me faut convertir les quantités, vérifier s’il y a des ingrédients à remplacer, bref un peu de boulot avant de me régaler. Pour le moment, j’ai repéré ces lasagnes « no cook » to freeze et ces gaufres, qu’on cuit mais qui sont prêtes à être grillées au grille-pain ensuite, pour des petits déjeuners sereins.

Du brookie

Close up d'un gâteau brookie

Brookie en coupe, crédits : C’est Ma Fournée

Le brownie surmonté d’une couche de cookies : décadent et gras. J’ai croisé plusieurs recettes, de la plus américaine (faux chocolat) à la plus frenchie (des tonnes de beurre).

J’ai fini par opter pour une recette qui semblait équilibrée. Il me faut juste un peu de courage, et une occasion, car je ne vais pas y manger toute seule !

Des shokoladflarn maison

Biscuit haverflarn coupé en deux

Havreflarn de Bernard, Crédits : La cuisine de Bernard

Les biscuits Ikea, aux céréales caramélisées et collés par deux avec du chocolat, vous aimez ?

J’ai dégotté une recette de ces biscuits sur le blog de La Cuisine de Bernard. J’ai donc envie d’en faire. Comme pous le brookie, j’ai besoin de compères, sinon je vais tout manger toute seule…

Des Dinosaurus maison

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à gauche, Dinosaurus ; à droite, Jurassique / crédits : La Super Supérette

La Super Supérette propose des copies revues et corrigées des biscuits du commerce. J’adore les Dinosaurus, alors il me faut essayer d’en faire moi-même. Je ne peux donc pas passer à côté des Jurassiques. Il ne me manque qu’un peu de courage, et de temps devant moi !

Des taloas

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Bidart, fabrication de taloa au marché. Photo prise le 01/08/06 par Harrieta171

Crêpes du Pays Basque, qui jouen un peu le même role que les galettes dans les tacos, on les garnit de salé ou sucré, et on mange avec les doigts. A chaque fois, je pense que c’est une bonne idée, en plus, j’ai une recette de ma meilleure amie à tester, et puis, j’oublie…

Ambitieuse, sûrement et incomplète !

Cette liste est un extrait des mes favoris de recettes enregistrées. Je possède par exemple, un exemplaire du livre « Cuisin’situ » de cuisine de camping autour du monde (voyez un billet sur ce livre), et je compte tester les recettes au chaud chez moi, avant de partir !

C’est quand même des projets concrets, qui prennent parfois du temps et promettent aussi des bons moments. Il ne tient qu’à moi de définir quand tester ces nouvelles recettes sur l’année à venir. J’ai déjà calé un dimanche de cuisine, où je vais sûrement tester des nouveautés, avec ou sans enfants dans les pattes.

Rappelons que je compte aussi refaire les recettes qui sont déjà validées, donc je ne vais pas chômer en cuisine. Surtout que la liste proposée ici comporte beaucoup de sucré, et que j’aime également le salé !

Alerte au gymnase !

En ce vendredi soir de décembre, je ne suis pas très fraîche. Je récupère Micropuce au roller, et l’emmène se changer dans le vestiaire.

Comme toujours, elle a bien bu lors des pauses et a maintenant envie de faire pipi. Comme c’est la dernière séance avant la pause des vacances scolaires, il y a peu de monde au gymnase, et le vestiaire était même éteint quand on y est rentrées. Les toilettes sont encore plongées dans le noir.

Par réflexe, après avoir fait entrer Micropuce dans les toilettes, j’appuie sur le bouton le plus proche de la porte. Je le trouve bas, et me souviens que ces WC sont accessibles aux handicapés en fauteuil. Soudain l’alarme incendie se met à sonner, et je réalise ma boulette.

Je suis affolée car il n’y a aucun moyen d’arrêter la sonnerie déclenchée par erreur. Le président du Club de Roller, que j’avais salué en entrant, vient voir ce qu’il se passe. Je lui dis qu’il y a erreur de ma part, et aucun feu en cours. Il me rétorque qu’il est censé évacuer le gymnase quand ça sonne, erreur ou pas.

Je négocie pour qu’il n’arrête pas le cours suivant celui de ma fille par ma faute. Surtout que Micropuce est encore en chaussettes, dans la pénombre, sur la cuvette des toilettes. Le Président du Club me montre alors où se trouve réellement l’interrupteur de la lumière des toilettes.

Quel moment honteux quand j’ai réalisé que c’était moi qui avais déclenché l’alarme !

Emmène moi au delà des frontières

Reprise de l’écriture, allez hop ! (Le titre est tiré de la chanson de la vidéo, sauras-tu écouter en entier la chanson ?)

L’an dernier, j’ai rapidement abandonné en mai, le défi d’Agoaye. Cette année, je décide que j’irai plus loin ! Je décide, déjà, de participer au nouveau défi d’écriture d’Agoaye. Là, j’ai regardé le thème, réfléchi, et maintenant, voici le texte.

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Ce billet fait partie du défi « Cette année, je… »

Cette semaine, je décide d’arrêter de m’emmerder avec certaines limites que je me pose moi-même.

Et je demande de l’aide !
Je suis spécialiste de m’empoisonner le cerveau, de me poser seule des contraintes. Des personnes gentilles de mon entourage me passent des messages, via des livres, via des réponses, via des commentaires de blog sur comment ils voient la situation et comment une solution serait possible. Ma réaction à ces messages est en général la protestation véhémente que « c’est pas possible » de faire comme on me propose. Evidemment, par la suite, je réfléchis un peu, je constate qu’on voulait juste m’aider, que les conseils étaient en regard de la situation exposée. Et même, il arrive souvent que j’applique les conseils qu’on m’avait prodigués.
Rien que d’écrire cela m’enlève un poids de la conscience. C’est une sorte d’aveu pour moi.

J’ai, par exemple, commandé un agenda pour 2017, que j’ai payé plutôt cher, c’était un crowdfunding. Et au final, il ne me convient pas. Je ne vais pas me forcer à l’utiliser, et j’en ai acheté un autre. Auparavant, je me serais dit que c’était pas possible d’être aussi idiote, et je me serais forcée à l’utiliser.

Pour expliquer sur un exemple plus…impactants, j’essaie de parler de ce que je ressens à mon conjoint, plutôt que bouder dans mon coin. Et c’est un changement, et cela fonctionne mieux. Etonnant, non ? (Parfois, je chauffe l’eau aussi, pour le thé, et cela fonctionne mieux.)

Une décision que j’ai prise aussi a été de mettre en branle un voyage. Depuis longtemps, Papa Geek rêve d’un voyage à une destination particulière. Il veut visiter ce pays en itinérance, d’une certaine manière. Je me suis donc toujours limitée de lui proposer de s’y rendre, car c’était, pour moi, à lui de proposer.
Et puis, j’ai brusqué une opportunité pour y aller. Et puis, Papa Geek me propose de faire garder nos enfants pour cette période et d’y aller que tous les deux. Les modalités du voyage sont décidées : on reste au même endroit, on y reste une petite semaine, et on y va tous les deux. Les modalités sont donc différentes, et je ne lui gâche pas son voyage rêvé.

J’ai également arrêté ma décision, nous allons prendre RV pour gérer la situation familiale avec Micropuce. J’en parle souvent sur Twitter, en gros, cette enfant a beaucoup d’énergie, et nous pompe beaucoup d’énergie. Il est temps de se faire aider.

En gros, j’essaie de penser autrement certaines solutions, ou situations pour trouver les solutions. Plutôt que de me limiter dans mes schémas habituels.
Cela peut paraître ridicule comme décision, et au final, cela l’est peut-être. Mais c’est un grand effort pour moi !

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Bloquée dans les WC

Et l’anecdote de ce soir est bloquée dans les WC !

Comme certains savent, Micropuce fait du roller tous les vendredis soirs. C’est toujours un moment fort.

Ce soir, j’étais un peu en retard et Micropuce m’attendait, encore équipée, sur le banc. Elle regardait les grands rouler.

Je l’emmène dans le vestiaire, elle enlève son équipement, puis a envie de faire pipi. Elle va aux WC et verrouile la porte. Evidemment, elle est incapable de la rouvrir seule !

J’avise les grandes du cours de slalom et leur demande si elles n’auraient pas un tournevis. Elles me regardent étonnées et me disent qu’elles n’ont pas d’outils. (C’est moi qui suis étonnée, en fait.) L’une d’entre elles me demande le prénom de Micropuce. En fait, elle lui parle et la rassure à travers la porte tandis que je vais chercher du secours.

Le temps que je revienne avec le coach, la patineuse avait réussi à expliquer à Micropuce comment tirer la porte en tournant le loquet, et ma fille était sortie. 

Ouf !

Calendrier de l’Avent 2016 sans chocolats

Pour céder à la tendance décroissante et anti-consumériste (et aussi parce que l’an dernier, le 4 décembre, les chocolats étaient tous boulottés), cette année, le calendrier de l’Avent était constitué de Surprises.

Schokoladenpilz Adventskalender

Fini les chocolats rigolos et pas très bons du calendrier de l’Avent !

Chaque poche (ma mère a cousu un calendrier en tissu avec des poches) contient un papier plié en deux avec la Surprise de du jour. Il s’agit d’activités et de moments en famille, parfois qu’on a déjà fait par le passé, mais qu’ils aiment bien.

Adventkalender andrea

Fini les calendriers avec des cadeaux, ou des chocolats !

Comme j’ai écumé le Web à la recherche d’idées, je me suis dit que partager les nôtres aiderait peut-être des gens (voire moi-même l’an prochain).

Eugenio Zampighi A Happy Family

Voici les Surprises :

1 – Manger une papillote en chocolat
2 – On regarde 2 épisodes de dessins animés (chaque enfant en choisit un)
3 – Bon pour un câlin avec papa
4 – Ecrire une lettre au père Noël
5 – Faire un gâteau avec un parent de http://recettesapartager.fr
6- Choisir une histoire de ton choix (soit 2 histoires ce soir)
7 – Prendre un bain moussant ce soir
8 – Manger une glace
9 – Jouer à un jeu de société tous ensemble
10 – On va à la Tête d’Or (un parc lyonnais) y manger une barbapapa
11 – Fabriquer une décoration de sapin
12 – Ce soir, dîner aux chandelles
13 – On regarde 2 épisodes de Rosanna Pansino (chaîne Youtube de pâtisserie créative)
14 – On sort la pâte à modeler
15 – Tout le monde se déguise et on prend une photo
16 – DVD + pop-corn en famille
17 – Un temps solo avec un parent de son choix
18- Ecrire des cartes postales à Papy et Mamie
19 – Bon pour un câlin avec maman
20 – On chante des chansons et comptines
21 – Boire un chocolat chaud
22 – Choisir une histoire, qui sera lue avant le soir

Pour le moment, les Surprises ont du succès, il y en a quelques unes qui n’ont pas été réalisées, et cela tombe bien parce qu’on n’en avait pas 24 exactement. On a donc en attente : faire un gâteau avec un parent (pas eu le temps), jouer à un jeu de société en famille (on est sortis ce soir là à un Marché de Créateurs, et on a mangé des gaufres…, donc nous avons décidé que c’était un moment remplacé par la sortie), manger une barbe à papa (enfant malade, dur de sortir au parc).

Heiße Schokolade

J’attends la case 21 avec impatience…sachez le !