Monopoly Harry Potter fait-maison (par Carah)

https://carahworld.wordpress.com/2015/12/15/idee-cadeau-diy-le-monopoly-harry-potter/

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Le principe reste le même que dans le Monopoly classique : ruiner vos potes et gagner plein de thunes !

Le plateau est modifié pour s’adapter à des lieux célèbres du monde des sorciers, les pions se transforment en trucs méga trop stylé magiques, les maisons deviennent des chaumières et les hôtels deviennent des auberges.

Pour ce qui est des moyens de paiement, vous disposez de pièces et de billets parce que c’est plus classe. Les billets correspondent aux petites valeurs. Les pièces comme dans le vrai coffre d’Harry hein correspondent aux Gallions, aux Mornilles et aux Noises comme dans l’histoire.

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Le plus grave, ce n’est pas d’échouer. C’est de ne pas avoir essayé. (Ou le snobisme littéraire)

A young woman reading, Rome - 2072
Le livre « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » est taillé sur mesure pour moi, et plein d’autres femmes. Il s’agit du premier roman d’une auteure de développement personnel. Le propos et la trame du roman est un prétexte pour distiller des exercices de développement personnel qui peuvent aider au cours d’un projet ou de la vie en général.

Ce livre ne m’a pas plu.

Le titre est une citation utilisée dans le roman comme phrase de motivation pour l’héroïne. Ce qui est entre parenthèses est mon titre initial, qui me plaisait tant que je l’ai conservé aussi.

Les personnages

Les personnages de ce roman sont l’héroïne, Camille, une femme blanche, trentenaire, VRP de métier, habitant dans une grande ville, en couple avec un homme de son âge (second personnage), et mère d’un enfant de 7 ans (troisième personnage). Elle a un travail à temps plein, une bonne santé financière, mais il manque le bonheur dans sa vie. Cette héroïne représente parfaitement XXX et cependant, elle manque un peu de profondeur. C’est-à-dire qu’elle n’a pas de passion secrète inavouable qui la démarque, elle est un peu trop lisse à mon goût, comme un succédané de mère trentenaire citadine de la classe moyenne. C’est la lectrice de Biba, Cosmopolitan et Glamour en même temps.

L’histoire commence par une panne de voiture de l’héroïne. C’est le prétexte qui la conduit à sortir de sa routine et à rencontrer un gourou-coach (quatrième personnage). Une fois ces quatre personnages installés, on suit les découvertes de notre héroïne sur son chemin de l’épanouissement personnel.

Tout ce qui m’a déplu dans cet ouvrage, permettez que je vous le partage.

Une mauvaise langue, by Alexander Hugo Bakker Korff

Commentant des romans Harlequin avec mes copines

Premièrement, le style dans lequel pense et parle notre héroïne ne m’a vraiment pas convenu. On dirait un roman Harlequin. J’ai lu pas mal de roman à l’eau-de-rose, un été, avec mes copines.

Nous étions toutes d’avides lectrices, et à ce moment, nous étions tombées sur une mine de ces romans. Nous les avons donc lus et partagé les passages les plus érotiques (voir la vidéo du sketch de Dany Boon ci-dessous).

Le style, surtout au début du roman est tellement verbeux qu’il en devient collant. Je suis pourtant une inconditionnelle de Douglas Adams et Jasper Fforde, auteurs dont le verbiage est célèbre dans toute la mine !

Je vais donc poser ici un extrait du Guide du Routard Galactique, t.3 (Douglas Adams):

Le jeu que vous connaissez sous le nom de cricket n’est rien autre qu’une de ces bizarres déformations de l’inconscient collectif, capable de garder une image vivace à l’esprit, des éternités après que leur signification véritable se fut perdue dans les brumes du temps. De toutes les races de la Galaxie, seuls les Anglais pouvaient sans doute faire revivre le souvenir des guerres les plus épouvantables qui eussent écartelé l’Univers, en le transformant en ce qui, j’en ai peur, est généralement considéré comme un jeu parfaitement ennuyeux et totalement dépourvu du moindre intérêt.

Et une description de Jasper Fforde, extraite de « Sauvez Hamlet ! »

Il existe deux écoles de pensée sur la résilience du temps. La première stipule que le temps est hautement volatil, le moindre événement influant sur l’issue possible de l’avenir de la planète. Le second point de vue est que le temps est rigide : on aura beau faire, il reviendra toujours à un présent déterminé. Moi, je ne me préoccupe pas de ces futilités. Je me contente de vendre des cravates à quiconque cherche à en acheter…

Evidemment, je compare peut-être des choux et des carottes. Les situations que j’ai en citation ne sont pas vraiment la même chose que les pensées d’une femme qui a du mal dans sa vie. Alors, je vais chercher d’autres livres, des femmes écrivaines, moins reconnues que ces deux mastodontes que je viens de citer.

Voici un extrait de Geek Girl, t.1, par Holly Smale

Je vais donc expérimenter une toute nouvelle stratégie : ne pas avoir de plan.
Pour la première fois de ma vie, je vais essayer de voleter simplement d’un moment au suivant, butiner l’instant et voir où cela me mène. Comme un être humain en somme.
Ou… un bourdon.

Et un autre de Plan de Table, de Maggie Shipstead

Elle était une vieille femme à présent, bientôt arrière-grand-mère, assise sur une terrasse par un beau soir d’été et pensant à la mort. (…) L’amour était encore une chose qui rendait difficile de mourir. A quel moment s’était-elle mise à avoir des pensées si morbides, si résignées ? Elle ne savait plus. La courbe journalière décrite par le soleil à travers le ciel avait pu lui donner l’illusion qu’elle suivait un cercle infini, mais elle savait bien qu’elle avançait sur une ligne droite.

Ces deux romans, Plan de Table et Geek Girl ne m’ont pas spécialement emballée. Je les ai lu avec un petit agrément, j’ai voulu savoir la fin, et j’aurais pu abandonner en cours de route.

Je vous propose également deux extraits de romans qui m’ont plu, cette fois, écrits par des femmes.
Ces extraits de plus, contiennent des pensées de l’héroïne, sur le couple, : La Femme qui décida de passer une année au lit, de Sue Townsend m’a positivement marquée :

En redescendant l’allée centrale au bras de son mari, elle découvrit ses pieds minuscules et, lorsqu’il écarta les pans de sa veste, le motif de son gilet en soie combinait fusées sport ils et planètes. Éva, elle aimait les chevaux,mais était- ce une raison pour un arborer sur sa robe de mariée?
Avant de partir par la grande porte de l’église ou le photographe avait installé son trépied, Éva n’aimait plus Brian – si tant est qu’elle l’eut jamais aimé.

Et Zona Frigida, de Anne B. Ragde, où l’héroïne passe une année en mer (et sur le même sujet, en plus coriace, lisez Traversée, le premier roman de  Nikki Gemmell) :

Dire qu’il y avait des gens assez bêtes pour se marier au bout de quelques semaines ! Fallait vraiment être givré…
Je sais de quoi je parle. Les promesses qu’on fait quand on est sur un petit nuage. Les cartons et les valises montés par l’escalier, les commodes et placards vidés pour faire de la place aux affaires d’un nouvel homme. L’espoir, toujours déçu, que cette fois, c’est du sérieux. Enfin un homme qui ne se défilera pas à la première occasion. Qui comprendra qu’il y a des jours avec et des jours sans. Son rasoir dans la salle de bain, son peigne, sa brosse. Ses vêtements à mettre à la machine avec les étiquettes à vérifier pour laver à la bonne température. Les CD inconnus alignés à côté des miens. Les plantes. Les tableaux à accrocher aux murs. En revanche, j’ai toujours refusé les meubles. Un petit bureau à la limite, un ordinateur. Le reste, il fallait le laisser au garde-meuble ou ailleurs.

Pour comparaison, voici deux courts extraits de la pensée de Camille dans Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, quand elle a sa panne en voiture (le tout début de l’histoire, donc) :

Les gouttes, de plus en plus grosses, s’écrasaient sur mon pare-brise. Les essuie-glaces grinçaient et moi, les mains crispées sur le volant, je grinçais tout autant intérieurement… Bientôt, les trombes d’eau furent telles que, d’instinct, je levai le pied. Il ne manquerait plus que j’aie un accident! Les éléments avaient-ils décidé de se liguer contre moi ? Toc, toc, Noé ? Qu’est-ce que c’est que ce déluge?

Et puis, Camille, qui constate que sa vie de couple pourrait être meilleure :

Quoi qu’il en soit, le résultat était le même : enlisée dans notre gadoue conjugale, étriquée dans une existence trop bien huilée, je faisais le constat d’une vie de couple insipide qui avait fini, tel un chewing-gum trop mâché, par perdre toute sa saveur …

Evidemment, c’est un premier roman, c’est pour cela, peut-être que sa qualité littéraire n’est pas aussi aboutie que d’autres romans que j’ai cités. Et puis, je crois que mes extraits sont tirés de romans étrangers traduits, le processus de traduction a pu modifier le texte, grâce au talent des traducteurs.
Cependant, j’avoue que je me suis étranglée intérieurement au début, en me demandant si l’étape de correction avait été oubliée. Le style qui génère du rire en ajoutant de plus en plus de métaphores et en les mélangeant complètement, cela me laisse de marbre.

Mais le style n’est pas le plus mauvais, dans ce livre, même si j’ai essayé de le prouver en étalant grandement plein d’autres romans que je vous conseille. Après tout, je l’ai terminé. Pour moi le pire est que l’histoire manque sérieusement de rebondissements.

—- spoilers à partir de maintenant —-

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Le swap du Nouvel An 2016

Cette année, pour la deuxième fois de ma vie, j’ai participé à un swap. Pour les incultes, il s’agit d’un échange de cadeaux entre personnes consentantes, le + souvent via colis postal et tiré au hasard. En ce début d’année, La Farfa a décidé d’organiser — elle devait avoir une heure de libre la nuit – un swap du Nouvel An, avec pour thème général « Retour en enfance » pour des cadeaux doux.

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Les consignes étaient d’offrir pas plus de 5 cadeaux pour pas plus de 15 euros, et au moins un cadeau fait-main. Pour orienter les participantes, chacune a répondu à un questionnaire sur ses goûts et ses rêves d’enfant. La Farfa a géré le tirage au sort, et nous devions toutes envoyer et recevoir un colis, pas à et de la même personne.

Mûe par un élan de volonté et créativité, j’ai choisi de réaliser au maximum des cadeaux fait-maison, voici une photo de ce que j’ai envoyé :

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Des carnets personnalisés, des chocolats moulés et des sachets de thé fabriqués à la main, accompagnaient un paquet de pop-corn micro-ondable et un stylo effaçable.

Et après beaucoup de péripéties et suspense, j’ai fini par recevoir mon colis. Le paquet m’attendait au bureau de poste, sans que j’en aie été avertie de quelcconque manière. Très pratique pour que votre destinataire aie accès à sa surprise, n’est-ce pas ?
Cela m’énerve. De plus, je suis en congé maternité et présente à mon domicile en journée…donc je réponds aux coups de sonnette. J’avais de quoi être inquiète quand je voyais mes co-participantes recevoir des merveilleux présents et que ma boîte restait vide. (J’exagère, car ayant eu récemment un bébé, je continue à recevoir des jolis cadeaux, encore maintenant.)

Ma partenaire de swap a eu pitié de mon attente et s’est dévoilée. Cela lui a permis de me transmettre le numéro de Colissimo, afin que la personne à la Poste retrouve mon paquet, qui m’attendait. Ouf !

A peine j’ai ouvert mon paquet que…j’ai vu des bonbons 🙂 YES !

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Voici ce que j’ai reçu en détaillé.

Un mug garni, décoré à la main

D’un motif qui rappelle le fond du ciel ou de la mer, dans ma couleur préférée

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Le mug du fond de la mer

Et il était rempli de bonbons. Autant te dire que je n’achète jamais de bonbons, car je ne sais pas y résister. A  quelques occasions, j’en fais du stock quand même et aux anniversaires, des enfants comme des parents, je ne me contrôle pas, et j’en mange plein.

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Des floppys bleus ? Je ne savais même pas que ça existait.

Une carte en dentelle de poissons

Une carte manuscrite avec un petit mot de sympathie ❤

Je l’ai même mise tout de suite, après l’avoir lue, sur une étagère en hauteur pour la voir tous les jours, sans que les enfants ne puissent y toucher. Les parties foncées sont en réalité découpées. Et il y a des parties argentées qui brillent.

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Un livre de chick-litt

J’aime lire. Depuis que je sais lire jusque maintenant, les livres m’ont toujours fait du bien, me permettant de m’évader.

Alors, je dois l’avouer, parce que je l’ai avoué en remplissant mon questionnaire de swap, je lis de tout ou presque, et de la chick-litt. Bien entendu, quelques styles de roman ou les recueils de poésie n’ont pas d’attrait pour moi.

Et dans le questionnaire, j’avouais lire de la chick-litt, des livres « pour bonne femme ». Je les lis en général en VO, donc en anglais pour la plupart, c’est ma caution intello à lire ce genre. Ces livres me font du bien car ils sont roses et à paillettes : l’histoire se finit bien, le personnage principal est crédible et en même temps fait pour s’y identifier, avec ses failles. Par exemple, Laura Weisenberg, auteur de « Le Diable s’habille en Prada » a fait un autre roman sur le monde de la communication.

Sophie Kinsella qui écrit la série de romans l’Accro du Shopping a toujours le don pour des rebondissements incroyables et je sens que je ne vais pas m’ennuyer.

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Sophie Kinsella, « Remember me ? »

 

Et aussi du YogiTea

Du Rooibos, infusion de plantes avc de la cannelle, ça va bien me réchauffer. Et de la Joie de Vivre.Le YogiTea est un marque qui fait des infusions à partir de plantes et thés, qui verse dans le spirituel. Sur chaque paquet, vous avez la description d’une position de yoga. Et puis, avouez que les paquets sont joliment décorés. Et chaque sachet est porteur d’un message, un peu comme les fortune cookies, mais en mieux parce que ça se boit.

HA ! Avouez que vous aimeriez qu’on vous offre de la Joie de Vivre, vous aussi !

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Et du vernis qui brille

Et puis un vernis bleu à paillettes, qui brille de mille feux. Mes enfants me jalousent, faut le savoir, ils ont hâte de pouvoir l’essayer — quand ils seront au moins à l’école élémentaire pour essayer, faudrait pas qu’ils fantasment trop… Il est superbe et me donne la pêche à le regarder ! (Oui je l’ai immédiatement essayé, bien sûr. Il a des paillettes !)

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Bref, tout ça était vraiment enthousiasmant, joli, ça me fait chaud au cœur d’avoir reçu tout cela.

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Et zou, une photo de tout ensemble !

Je trouve que ma partenaire de swap a bien assuré. J’adore toutes mes petites attentions, et je vous donnerai des nouvelles du roman, si ça vous intéresse.

Merci à ma sorcière verte préféré !

 

BD en ligne : « Poorly drawn lines »

Je suis tombée sous le charme des « Lignes Mal Tracées » de Reza Farazmand, dont Lapin propose une version francophone.

L’épisode « Bébé Renaissance » vous plaira, en tant que parent, j’imagine.

 

 

Si vous ne connaissez pas encore lapin.org, c’est que vous êtes jeunes sur le Web. Sachez que Lapin propose, en plus du webcomic Lapin, des traductions francophones de plein de BD en ligne, et que vous y trouverez sûrement une série qui vous plaît.

(J’étais fan de la BD « Une vie de yahourt » arrêtée trop rapidement). Les plus connues doivent être XKCD oet « Saturday Morning Cereal Breakfast » que je vous recommande si vous aimez les questions philosophiques.

[livre] Le ménage : La fée, la sorcière et l’homme nouveau, Christine Castelain Meunier

Ceusses qui me suivent sur Twitter doivent avoir compris depuis longtemps que je déteste les tâches ménagères pour leur côté « renforcement des stéréotypes de genre ». En réalité, j’ai des attentes d’hygiène assez élevées et j’aime vivre dans un environnement organisé.

Lors des rencontres des Vendredis Intellos 2013, j’avais, enthousiasmée par la conférence de Christine Castelain-Meunier, acheté le livre.

Pour le coup, le livre développe les thèses qu’elle soutient dans ses billets de blog, à savoir que le ménage n’est pas qu’un acte pour rendre son logement propre. On retrouve dans ce ménage des questions de transmission de mère en fille, et père en fils, en fait, avec de la continuité et de l’opposition. Le ménage est aussi un lieu d’expression de son pouvoir et de reproduction des dominations de genre.

Ce qui m’a interpellé dans ce livre c’est l’exemple de cette femme, mère, qui dira à sa fille qu’elle a pu mener carrière avec 6 enfants parce que sa belle-mère était sous son toit.
Ce qui m’a frappée aussi est de rappeler que les aides ménagères étaient bien moins coûteuses il y a 40 ans. Le côté positif que j’y vois est que les personnes qui font de l’aide ménagère gagnent mieux leur vie, et le côté négatif est que c’est réservé aux gens assez aisés de se payer une femme de ménage.

Un autre point intéressant pour mon côté féministe est le début de l’ouvrage qui rappelle que tenir un ménage, au départ, relevait d’une fonction assez prestigieuse que les femmes exerçaient chez elle. Elles étaient une sorte d’intendante-comptable à faire des choix pour que leur maison soit un foyer agréable (pour l’homme certes). Cette fonction de ménage est maintenant, en tous cas pour moi, quelque chose de dévalué, dont on ne tire pas grande gloire.

J’aimerais que mon mec lise ce livre, en fait.

Note :

  • Fémisnisme : 3/5 (on apprend des choses historiques et sociologiques sur le ménage)
  • Niveau de langage : 5/5 (c’est un livre facile à lire)
  • Intérêt : 4/5 (si le ménage vous tracasse, vous vous sentirez moins seule)
  • Crédibilité :5/5 (témoignages de recherche socio et anthropo + sources d’études, c’est un essai)

[livre] Bébé Made In France, Pamela Druckerman

Le livre Bébé Made in France est à la croisée de deux de mes centres d’intérêts, les différences culturelles et l’éducation parentale. Je viens de le terminer.

Au vu du 4ème de couv, je m’attendais à un ouvrage très drôle, je n’ai pas ri, et il m’a fait réfléchir. L’auteure est mère et relate, de son point de vue d’Américaine tout ce qui fait la spécificité de l’éducation française. Ses remarques sont étayées par des études scientifiques, dont les références sont données, et elle approfondit ses découvertes par des entretiens avec soit des spécialistes (pédiatres, psychologues, sociologues, puéricultrices), soit son entourage (parents et enfants).

C’est très intéressant de voir de l’extérieur nos automatismes. Par exemple, les Français, et je l’avais déjà remarqué au travail, accordent de l’importance et du temps au repas. Les repas sont pris à heures fixes, toute la famille autour de la table et comportent tout le temps un arrangement de type entrée-plat-dessert. On fait goûter à tout, et on ne force pas non plus à avaler des plats trop éloignés des mets simples (carottes vapeur). Son récit de la réunion de planification des menus pour le trimestre, comportant le repas de Noël, de la crèche est un régal.

Certains travers français sont pointés du doigt, comme le peu d’importance donné à l’allaitement, et d’autres habitudes sont considérées par Pamela Druckerman comme des bienfaits, par exemple, laisser aux enfants le temps de grandir, sans rentrer dans la compétition immédiate (exemple : les Bébés Nageurs n’apprennent pas à nager).
Le chapitre sur l’école est également fort intéressant, et malheureusement pas assez développé, peut-être parce que ses propres enfants ne sont pas encore bien vieux à l’époque d’écriture de ce livre ?

Je vous recommande donc ce livre.

Note :

  • Education : 3/5 (on apprend peu mais ça met en relief des choses)
  • Humour : 4/5 (amusant sans rire à voix haute)
  • Intérêt : 5/5 (la différence culturelle, et on apprend des choses sur l’éducation américaine au passage)
  • Crédibilité : 5/5 (témoignage personnel + sources)