L’amour du web, par « une Geek Alchimiste Fée »

Je peux aisément comprendre pourquoi Il est le premier Amour de ma vie ! En son hommage, voici 28 bonnes raisons de le remercier d’Exister et de me faire autant de bien.

via Le Web a 28 ans : merci d’exister ! — Journal d’une Geek-Alchimiste-Fée

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Les heureux ados islandais

Hier, j’ai lu un article sur la diminution de la consommation d’alcool par jeunes à Reykjavík en 20 ans. La consommation est passée de 42% en 1998 à 5% en 2016. L’article interview les deux psychologues en charge du projet, et détaille ce qui a été mis en place.
Gudberg Jónsson, psychologue islandais, et Harvey Milkman, psychologue américain, tous deux enseignants à l’Université de Reykjavik, ont proposé des mesures pour diminuer la consommation d’alcool, de cigarettes et de cannabis.
Borgatún - panoramio

Note : les citations sont issues de l’article
L’idée, à la base de ce projet, était de remplacer sensations procurées par alcool/drogues par activités plus légales et meilleures pour la santé. En conservant des effets sur le cerveau identiques, au niveau de l’excitation, l’addiction étant liée aux effets de l’alcool et non pas au produit en tant que tel. Par exemple, faire du sport ou faire de la musique peut faire planer autant que de prendre de la drogue.
Après avoir utilisé des questionnaires auprès des jeunes, pour analyser les causes, la fréquence, les conséquences et l’addiction, sur l’usage d’alcool et drogues, des propositions concrètes ont été faites.

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Ces propositions ont inclus : l’interdiction de vente d’alcool et de cigarettes aux mineurs, l’interdiction de publicité pour de l’alcool et des cigarettes, des activités gratuites après l’école (sport, musique, danse, etc.), de l’assistance aux parents sous forme d’associations dans les écoles, de cours sur la psychologie des adolescents, et même couvre-feu pour les jeunes en semaine (22h l’hiver et minuit l’été), incitations à passer du temps avec leurs enfants pour les parents. En fait, c’est même plutôt intéressant car il a été préconisé de passer plus de temps avec leurs enfants aux parents, la quantité ayant plus d’impact que la qualité du temps passé ensemble, dans ce cadre. L’idée étant de mieux connaître leurs enfants, de connaître leurs amis, et de plus communiquer. J’imagine qu’à l’adolescence, le temps passé ensemble compte. Si vous avez des références psychologiques scientifiques sur le sujet, je suis preneuse.

Notez que la ville de Reykjavik a mis en place une aide financière pour les pauvres ; des « chèques cultures » (montant annuel pour chaque enfant de la famille) pour financer les activités les familiales, et également des transports organisés vers les activités pour jeunes, afin que les personnes vivant plus loin puissent y participer, sans que les parents ne soient de corvée de taxi.

A law was also passed prohibiting children aged between 13 and 16 from being outside after 10pm in winter and midnight in summer. It’s still in effect today.

Une des responsables du projet nommé Home and School, Hrefna Sigurjónsdóttir ajoute que les jeunes ne peuvent plus trop utiliser l’excuse : « Les autres boivent des bières/rentrent tard. » car l’effort a été porté sur toute une génération.

Bilan : ces mesures combinées ont fonctionné.

Et si l’équipe de football islandaise est plus forte, et que plus de musique s’exporte hors de l’Islande (Of Monsters and Men, par ex.), cela pourrait venir de ces ados détournés de l’alcool.

L’article indique que d’autres villes, dans d’autres pays ont été convaincues par les résultats, et les responsables de ces collectivités locales ont commencé à analyser par des questionnaires aux jeunes, pour se lancer dans des mesures adaptées. Simplement, selon la culture, il n’est pas pensable, au Royaume-Uni par exemple, d’accepter une telle ingérence de l’Etat dans la sphère familiale.

Kristín Anna Valtýsdóttir

State funding was increased for organised sport, music, art, dance and other clubs, to give kids alternative ways to feel part of a group, and to feel good, rather than through using alcohol and drugs, and kids from low-income families received help to take part. In Reykjavik, for instance, where more than a third of the country’s population lives, a Leisure Card gives families 35,000 krona (£250) per year per child to pay for recreational activities.

L’article : « Iceland knows how to stop teen substance abuse but the rest of the world isn’t listening »

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Des cours de programmation très très simples

Il y a quelques semaines, une MamaTwitta me demandait si j’avais une référence d’un cours de programmation très TRÈS simple. On me fait régulièrement cette demande, alors je ne résiste pas à vous faire une synthèse, illustrée de captures d’écran.

Ajout : j’ai ajouté des liens sur les images pour qu’en cliquant vous puissiez voir la grande version. Et j’ai listé les liens à la fin.

Made With Code : Vice-Versa ou Star Wars comme des puzzles

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Made with Code, projet Vice-Versa : objectif du niveau 1

Google a lancé pour les filles et jeunes femmes « Made with code ». Il y a en ce moment un projet basé sur le personnage de Riley, dans le film Vice-Versa, qu’il faut faire avancer.
Cet outil utilise des blocks à agencer, tels des briques de Lego, pour construire un algorithme logique. Je vous rappelle que les élèves en école maternelle appliquent des algorithmes quand ils font une suite de gommettes sur une ligne en alternant 2 rouges et 1 jaune.

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Niveau 1 du projet Vice-Versa : zone de travail

Cela rappelle un outil connu pour apprendre la programmation. L’outil en question se nomme Scratch, destiné aux enfants qui savent lire, il convient à tous les débutants. Pour information, Scratch est un logiciel opensource, multi-plate-formes et dispo aussi en mode Web, développé par le MIT.

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Scratch, logiciel opensource, pour programmer en briques

Il existe un projet basé sur l’univers de Star Wars, avec le même genre d’outil pour programmer sur le site Studio Code.

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La vidéo de présentation du projet de jeu à coder sur Star Wars propose une interview de la productrice, c’est clairement à destination des filles.

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Objectif du premier puzzle

On reconnaît parfaitement l’interface de Scratch sur le projet Star Wars. Le projet est sous-titré « Constuire une galaxie en codant », tout un programme !

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Code Studio : interface de Scratch au service d’un jeu Star Wars

SilentTeacher : calme et intuition

Si vous aimez travailler de manière intuitive et loin du tumulte, je vous recommande Silent Teacher. Pour ceux qui aiment les interfaces épurées, c’est parfait. Le système d’apprentissage est par essai-erreur, jusqu’à ce que vous compreniez.

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Silent Teacher : zone de travail

C’est Toxicode qui produit Silent Teacher.

Code’N’Slash : construire des niveaux

Toxicode propose aussi un des nombreux jeux de programmation nommé Code’N’Slash. Il s’agit de construire des niveaux de jeux, type MMORPG.

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La documentation sur comment faire est présente, et puis on peut mettre en application tout de suite.

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Code’n’Slash : vue de travail

D’autres proposent de résoudre des niveaux de jeu. On fait avancer son personnage, ou ses vaisseaux, avec le code qu’on écrit. Évidemment le côté ludique donne un but à l’exercice assez facile à comprendre, et plutôt motivant. La difficulté est croissante, avec une certaine liberté. L’aspect communautaire est plus ou moins développé selon les sites, via des forums, et des salons de discussions.

Code Combat : avancer dans le donjon

Dans ce genre, on a Code Combat qui est un jeu d’exploration de donjon avec un thème médiéval-fantastique.

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Code Combat : choisir son personnage

J’ai apprécié qu’on puisse choisir son personnage, et surtout qu’on puisse prendre une femme. On débloquera d’autres personnages en avançant dans le jeu.

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Code Combat : choisir son langage de programmation

On peut également choisir son langage de programmation (Python, par défaut), ce qui permet de faire plusieurs essais, si vous avez envie de vous initier au Javascript ou au Lua.

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Notez qu’il est parfait à tester parce qu’on peut jouer en anonyme ou s’enregistrer.

Les niveaux ont un objectif précis, comme les projets de Made With Code dont je parle au début. C’est bien expliqué et les premiers niveaux sont très guidés, vous n’avez qu’à faire ce qui est demandé pour arriver au bout du niveau.

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Code Combat : vue d’un niveau

Codingame : progresser grâce aux robots

Si Code Combat est vraiment un jeu orienté débutant, avec plein d’indices et d’aide pour résoudre le niveau, la plate-forme Codingame propose une approche pour un développeur qui veut apprendre un nouveau langage de façon ludique.

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Donc même quand vous aurez terminé tous les autres sites, vous aurez encore possibilité de jouer à coder !

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Codingame : vue de travail

L’interface est complexe et avancée, et le principe est qu’on programme en validant des tests de bon fonctionnement.

Il existe 3 modes de jeu :

  • Puzzles (ce qui est l’équivalent de Made With Code)
  • Combats de bots (on programme un robot qui affronte les autres robots)
  • Clash in code (on programme en direct, et en multi-joueurs)

 

En effet, il faudra programmer pour gérer tout ce qui peut arriver à l’écran. Le tutoriel de départ est de réussir à tirer sur les ennemis qui s’approchent en tirant sur le plus proche à chaque fois.

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Codingame : le tutoriel

Voilà pour un rapide topo des jeux de programmations, dont j’ai connaissance, qui permettent d’apprendre, de façon ludique. J’ai apprécié qu’il y ait une attention portée sur les personnages féminins, pour encourager les filles à s’y mettre. Sachez que l’emploi est plutôt favorable aux développeurs 😉 !

Tous les liens

Si vous entamez un essai de ces cours de programmation, dites moi ce que vous en avez pensé !

Le swap du Nouvel An 2016

Cette année, pour la deuxième fois de ma vie, j’ai participé à un swap. Pour les incultes, il s’agit d’un échange de cadeaux entre personnes consentantes, le + souvent via colis postal et tiré au hasard. En ce début d’année, La Farfa a décidé d’organiser — elle devait avoir une heure de libre la nuit – un swap du Nouvel An, avec pour thème général « Retour en enfance » pour des cadeaux doux.

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Les consignes étaient d’offrir pas plus de 5 cadeaux pour pas plus de 15 euros, et au moins un cadeau fait-main. Pour orienter les participantes, chacune a répondu à un questionnaire sur ses goûts et ses rêves d’enfant. La Farfa a géré le tirage au sort, et nous devions toutes envoyer et recevoir un colis, pas à et de la même personne.

Mûe par un élan de volonté et créativité, j’ai choisi de réaliser au maximum des cadeaux fait-maison, voici une photo de ce que j’ai envoyé :

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Des carnets personnalisés, des chocolats moulés et des sachets de thé fabriqués à la main, accompagnaient un paquet de pop-corn micro-ondable et un stylo effaçable.

Et après beaucoup de péripéties et suspense, j’ai fini par recevoir mon colis. Le paquet m’attendait au bureau de poste, sans que j’en aie été avertie de quelcconque manière. Très pratique pour que votre destinataire aie accès à sa surprise, n’est-ce pas ?
Cela m’énerve. De plus, je suis en congé maternité et présente à mon domicile en journée…donc je réponds aux coups de sonnette. J’avais de quoi être inquiète quand je voyais mes co-participantes recevoir des merveilleux présents et que ma boîte restait vide. (J’exagère, car ayant eu récemment un bébé, je continue à recevoir des jolis cadeaux, encore maintenant.)

Ma partenaire de swap a eu pitié de mon attente et s’est dévoilée. Cela lui a permis de me transmettre le numéro de Colissimo, afin que la personne à la Poste retrouve mon paquet, qui m’attendait. Ouf !

A peine j’ai ouvert mon paquet que…j’ai vu des bonbons 🙂 YES !

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Voici ce que j’ai reçu en détaillé.

Un mug garni, décoré à la main

D’un motif qui rappelle le fond du ciel ou de la mer, dans ma couleur préférée

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Le mug du fond de la mer

Et il était rempli de bonbons. Autant te dire que je n’achète jamais de bonbons, car je ne sais pas y résister. A  quelques occasions, j’en fais du stock quand même et aux anniversaires, des enfants comme des parents, je ne me contrôle pas, et j’en mange plein.

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Des floppys bleus ? Je ne savais même pas que ça existait.

Une carte en dentelle de poissons

Une carte manuscrite avec un petit mot de sympathie ❤

Je l’ai même mise tout de suite, après l’avoir lue, sur une étagère en hauteur pour la voir tous les jours, sans que les enfants ne puissent y toucher. Les parties foncées sont en réalité découpées. Et il y a des parties argentées qui brillent.

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Un livre de chick-litt

J’aime lire. Depuis que je sais lire jusque maintenant, les livres m’ont toujours fait du bien, me permettant de m’évader.

Alors, je dois l’avouer, parce que je l’ai avoué en remplissant mon questionnaire de swap, je lis de tout ou presque, et de la chick-litt. Bien entendu, quelques styles de roman ou les recueils de poésie n’ont pas d’attrait pour moi.

Et dans le questionnaire, j’avouais lire de la chick-litt, des livres « pour bonne femme ». Je les lis en général en VO, donc en anglais pour la plupart, c’est ma caution intello à lire ce genre. Ces livres me font du bien car ils sont roses et à paillettes : l’histoire se finit bien, le personnage principal est crédible et en même temps fait pour s’y identifier, avec ses failles. Par exemple, Laura Weisenberg, auteur de « Le Diable s’habille en Prada » a fait un autre roman sur le monde de la communication.

Sophie Kinsella qui écrit la série de romans l’Accro du Shopping a toujours le don pour des rebondissements incroyables et je sens que je ne vais pas m’ennuyer.

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Sophie Kinsella, « Remember me ? »

 

Et aussi du YogiTea

Du Rooibos, infusion de plantes avc de la cannelle, ça va bien me réchauffer. Et de la Joie de Vivre.Le YogiTea est un marque qui fait des infusions à partir de plantes et thés, qui verse dans le spirituel. Sur chaque paquet, vous avez la description d’une position de yoga. Et puis, avouez que les paquets sont joliment décorés. Et chaque sachet est porteur d’un message, un peu comme les fortune cookies, mais en mieux parce que ça se boit.

HA ! Avouez que vous aimeriez qu’on vous offre de la Joie de Vivre, vous aussi !

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Et du vernis qui brille

Et puis un vernis bleu à paillettes, qui brille de mille feux. Mes enfants me jalousent, faut le savoir, ils ont hâte de pouvoir l’essayer — quand ils seront au moins à l’école élémentaire pour essayer, faudrait pas qu’ils fantasment trop… Il est superbe et me donne la pêche à le regarder ! (Oui je l’ai immédiatement essayé, bien sûr. Il a des paillettes !)

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Bref, tout ça était vraiment enthousiasmant, joli, ça me fait chaud au cœur d’avoir reçu tout cela.

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Et zou, une photo de tout ensemble !

Je trouve que ma partenaire de swap a bien assuré. J’adore toutes mes petites attentions, et je vous donnerai des nouvelles du roman, si ça vous intéresse.

Merci à ma sorcière verte préféré !

 

Les N choses que je fais depuis que j’ai des enfants

Après avoir lu le billet de Mlle Farfalle (LES 8 CHOSES AUXQUELLES J’AI DU RENONCER EN DEVENANT MAMAN) j’avais envie d’énoncer cette liste à l’inverse, en vous disant ce que je fais depuis que je suis mère.

Demander de l’aide

RIAN archive 1050698 Sergei Sobyanin visits N.Bauman tramway depot in North-Eastern Administrative District of Moscow
J’ai toujours eu une forte volonté d’indépendance, et je veux y arriver toute seule. Du coup, en ayant des enfants, après avoir profité de l’aide proposée gentiment et spontanément par les gens (souvent dans les transports en commun, ou au restaurant), j’ai fini par demander cette aide. J’ai fini par admettre que mes enfants faisaient partie de la société, que je n’étais pas seule à pouvoir les prendre en charge. Je reste responsable de mes enfants, bien entendu, simplement, je demande parfois de l’aide pour garder un oeil sur l’un pendant que je cours après l’autre, et corollaire : je propose mon aide !

Préparer des listes de jouets à l’avance

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Pour les fêtes de fin d’année et anniversaires, avec des grand-parents, oncles et tantes distants, c’est une logistique sans nom. Surtout que nous sommes assez exigeants et nous aimerions, dans l’idéal, éviter les jouets abrutissants. Pour aider la famille et les proches, je tiens à jour un tableur partagé dans lequel je liste les jouets pour chaque enfant et en commun qui sont adaptés à leur âge et qui trouvent grâce à mes yeux. Ainsi, quiconque me demande « qu’est-ce que je peux offrir à tes enfants ? » je peux envoyer un extrait de la liste. Le coup de génie est de garder les anciennes listes, afin d’avoir des idées des jouets à offrir pour les enfants des autres, qui seraient plus jeunes.

Préparer des menus

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Le truc économique et pratique au quotidien, c’est les menus planifiés. J’ai potassé le sujet, j’ai lu les recommandations PNNS, j’ai compulsé des livres de cuisine rapide, de cuisine pour enfants, je me documente régulièrement sur les blogs et avec des magazines de cuisine des nouveaux produits. Et surtout, je prends en compte les contraintes de ma famille : le temps qu’on a le soir pour cuisiner et manger, l’âge des enfants et leurs besoins nutritionnels, les goûts souvent limités des enfants et l’envie de manger des plats élaborés des adultes à mettre en balance. Bref, je planifie les menus de ma famille. J’apprécie de contrôler cette partie, mon conjoint apprécie de savoir quoi faire sans réfléchir si les ingrédients seront présents et de varier un petit peu les plats.
L’astuce la plus utile si vous voulez vous y mettre est de prévoir un jour-un plat toutes les semaines, comme le fameux « lundi c’est raviolis !« .

Apprécier mes sorties solo

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Mon besoin d’indépendance me conduit à fréquenter des personnes ou faire des activités qui ne sont pas toujours appréciées par mon conjoint. Qu’à cela ne tienne, je sors sans lui ! Et depuis que j’ai des enfants, j’apprécie encore plus les moments où je n’ai aucune charge d’enfant.

Me réjouir des fins de journée

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La fin de ma journée de travail coïncide avec les retrouvailles avec mes enfants. Ils sont jeunes et on dirait toujours qu’on s’est quitté pour un mois. La joie que j’éprouve à les revoir, malgré la fatigue, et même si elle fait place à de l’agacement plus tard dans la soirée, est réelle et ce moment illumine mes journées.

Plus de câlins

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Evidemment, avec plus d’enfants, vient la conséquence : je fais plus de câlins. J’en donne, j’en reçois. J’avoue que c’est une des rares choses que je ne refuse pas à mes enfants. Je peux refuser de la nourriture, de l’attention parce que ce n’est pas le moment…mais un câlin ? C’est toujours le moment pour faire un câlin !

Lire des histoires à haute voix

Sans enfants, je lisais silencieusement, dans ma tête. Enfin, je peux mimer et parodier des voix que j’estime nobles ou ridicules pour totalement orienter l’histoire et rendre peureux, drôle ou méchant un personnage, à ma guise. J’aime beaucoup cette façon de transporter l’enfant dans ma vision de l’histoire, et je sais qu’ils aiment également et qu’ils s’attendent à ce que je reprenne la même voix pour le même personnage. Il est à noter certaines répliques hilarantes, et je décerne la palme au livre « Et moi ? » qui met en scène une famille de cochons, avec un bébé nouvellement arrivé et une grande soeur qui demande de l’attention. La grande soeur, Lolotte, fugue dans le jardin, et ses parents viennent à sa recherche. Ses parents parlent sachant que Lolotte les écoute, pour l’inciter à se montrer. La réplique qui me fait hurler de rire est pourtant à un moment de tension dramatique intense. Le père demande à la mère : « Tu ne dis rien ? A quoi penses-tu ? » Et la mère de répondre : « Je pense à mon gratin de raviolis dans le four. Celui que Lolotte préfère et qui refroidit car Lolotte n’est pas là pour en manger. » Je pique un fou rire nerveux à chaque mention de ce gratin de raviolis. Et c’est bon !

Evaluer la sécurisation d’un endroit au premier regard

Les compétences de parent-ninja qui augmentent tes réflexes pour rattraper un objet (fragile ou non) qui tombe d’une table s’accompagnent d’un regard circulaire englobant qui te permet de pointer toutes les zones de danger potentielles. Les câbles qui sont mal enfichés et que l’enfant aura envie de tirer ? Tu les vois. Les objets contondants et coupants, et fragiles, à portée de nain ? Tu les vois. Les coins d’étagère juste à hauteur de crâne d’un enfant ? Tu les vois. Auparavant, je n’accordais aucune importance à ces informations. Maintenant, même sans enfants, je vois ces détails.

Courir dans la rue, même en talons

Quand ton enfant échappe à ta main de fer, ou à ta surveillance et se précipite sur un pigeon, rat, papier de bonbon ou plume, tout en ignorant totalement la circulation automobile, tu cours pour sa vie. Que tu sois pieds nus, en tongs, en chaussures de running ou en escarpins, tu cours. Cela explique aussi pourquoi la plupart des professionnels de la petite enfance, des enseignants et des mère au foyer portent des chaussures pour courir. Evidemment, tu auras des points de côté, voire des chevilles foulées, parce que tu n’es pas pour autant sportive, cependant, tu oublies totalement ta tenue, ta grâce légendaire quand tu cours pour sauver la vie de ton rejeton.

Hurler en public en cas de danger

Pieter Huys - Woman Enraged
Autant je suis indépendante bornée, autant je suis discrète et aime passer inaperçue la plupart du temps (sauf quand j’ai préparé un joli costume de carnaval ou mis mon plus bel ensemble de soirée, disons). J’apprécie l’anonymat des grandes villes et d’avoir du monde autour de moi. Avec des enfants, j’ai appris à crier en pleine rue « STOP ! » ou leur prénom de manière à ce qu’ils entendent mes instructions. J’avoue que souvent, le soir sur le chemin du retour, il y a des portions où ils ont le droit de courir, pendant que je claudique, trimbalant mon sac à main lesté de toutes leurs affaires. La limite est toujours au même poteau mais parfois ils dépassent cette limite, tellement ils sont emportés par leur course, ou un danger survient au milieu et je veux qu’ils s’arrêtent. Je crie donc mon « STOP ! » sonore et tonitruant, et souvent, les passants me dévisagent, pensant qu’ils doivent s’arrêter eux aussi 🙂

Recadrer les enfants des autres

Et pour le coup, si je demande de l’aide aux autres, je n’hésite pas fournir de l’aide, et je me sens en partie responsable de l’éducation des enfants des autres. Si je vois des enfants se bagarrer, j’interviens, si je vois des enfants faire une bêtise, j’interviens. C’est souvent mal vu de s’adresser aux enfants des autres. J’ai l’impression que beaucoup de parents le prennent comme une critique à leur encontre. Comme par exemple, la fois où dans un Centre Commercial, j’ai empêché un enfant de 2 ans de rentrer seul dans une parfumerie. Sa mère était à 5m derrière et je ne l’avais pas vue, simplement, j’avais peur que l’enfant aille se perdre dans la parfumerie.
Personnellement, quand j’ai perdu de vue mon enfant de 3 ans dans les Halles de Lyon, j’aurais apprécié que les passants s’inquiètent de voir un enfant circuler seul !

Nous sommes des menteuses de mères en filles.

Si vous avez réussi à échapper à cette lecture, voici le lien 🙂

Je suis déjantée, mais je me soigne (ou pas)

Le burn-out maternel est le mal du siècle, nous disent les journaux. Les mères sont de plus en plus fatiguées, épuisées, au bout du rouleau. Tout le monde le sait. Ce sont vos amies, vos soeurs, vos cousines, vos mères, vos collègues de travail. Personne ne bouge. « Mais les hommes aussi sont touchés » me dit-on. Ah oui? Vraiment? Les 3% qui prennent un congé parental? Et le pire c’est qu’on est CONTENT que des hommes soient touchés, parce que ça veut dire qu’on AVANCE dans la répartition des tâches. Non mais vous vous rendez compte??? On finit par SOUHAITER que des types soient mal, au bord de la dépression, à pleurer chaque jour de leur vie ou presque parce que ce serait signe de PROGRÈS SOCIAL. Miam le progrès.

Parmi ceux qui ne bougent pas, les pouvoirs publics tiennent le haut du pavé. Surme… quoi? Burn… quoi? D’abord la loi…

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[53 billets en 2015] Je vous présente mes amis

En réalité, je n’ai pas de raison de vous présenter mes amis. Dans la vie, je passe du temps à inter-connecter les gens, à les renvoyer les uns aux autres, sur la base de « Tu as besoin de quelqu’un qui sait faire ça ? Je connais justement quelqu’un de doué dans ce domaine. »

Cependant, si je devais résumer qui sont mes amis, je dirais qu’il s’agit de personnes gentilles. J’utilise ce mot dans son sens premier, des personnes qui se préoccupent des autres. Mes amis sont toujours prêts à rendre service, et je n’ose pas abuser parce que je sais très bien qu’ils diraient oui. Mes amis sont des gens que je connais depuis 10 ans pour les amis les plus récents.

[53 billets en 2015] La lettre jamais envoyée

La procrastination ajoutée à un côté anti-conformiste fait que tout à coup, je me dis que moi aussi, je pourrais écrire des billets suivant un rythme régulier. Je me décide donc à commencer un défi, en étant bien en retard.
Arrivant en plein milieu, je commence donc par le thème de la semaine en cours.

Macaron

L’autre jour, je faisais du tri dans le désordre qui règne dans ma maison, et j’ai retrouvé une lettre jamais envoyée. Je l’ai évidemment relue. C’était une lettre adressée à ma meilleure amie, où j’exposais des errances sentimentales et je lui demandais conseil. Je crois que l’écrire m’a suffi à mettre mes idées au clair et à extirper les doutes de ma tête.
La partie la plus amusante était que je décrivais avec détails des étreintes passionnées, que j’ai complètement oubliées depuis, et qui sur le moment étaient les expériences les plus incroyables que j’avais vécues.

Relire cette lettre m’a replongée en arrière et j’étais ravie de voir que certaines questions que je me posais alors se sont résolues avec le temps. J’ai rangé la lettre dans une boîte parmi des souvenirs et j’ignore quand je la relirai.

Les baby-sitter, pour les parents, c’est le bonheur

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Parents qui vont au cinéma pendant que leurs enfants sont gardés.

Suite à un billet de Madame Sioux, j’avais envie de raconter notre expérience.

On a trouvé notre première baby-sitter en parlant autour de nous, et la première qui était venue, c’était la fille d’une assmat amie de notre assmat : elle était très bien pour la garde et portait mon prénom.
La première garde, nous étions au restaurant, parce qu’on peut répondre au téléphone au besoin.
Plutôt jeune (15 ans), elle avait nourri notre fils de biscuits parce qu’il refusait ses légumes, après avoir pris conseil par tél auprès de sa mère (original mais…pourquoi pas, tant qu’il n’a pas faim en se couchant) et surtout l’avait habillé de pied en cap pour dormir…sans lui changer la couche.
Bref, on a fini par la remercier parce qu’elle n’a jamais changé une couche, et on avait mal au coeur que notre petit bout de 10 mois (ça c’est pour me vanter d’avoir confié tôt mon enfant pour sortir) ait les fesses qui marinent.

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Parents qui vont danser pendant que leurs enfants sont gardés


Ensuite, c’est en parlant avec d’autres parents que nous avons obtenu le précieux sésame (numéro de téléphone et prénom) qui nous a fait rencontrer notre baby-sitter actuelle. Elle était (elle a changé de voie) étudiante infirmière, aînée de 7 enfants et très très expérimentée (c’est son job étudiant exclusif).

Ce que j’ai fort apprécié, c’est qu’elle est venue un soir, pour nous rencontrer, et rencontrer les enfants. Elle est restée pendant le bain, et le repas, et est partie juste après le coucher. C’était incroyablement « professionnel », et elle a observé et noté notre style de parentage, je pense.
Nous sommes sortis rassurés, et en rentrant, elle nous a indiqué qu’elle leur avait chanté des chansons pour les coucher (génial). Petit à petit, les enfants l’apprécient de plus en plus, car elle vient régulièrement et ils font des choses différentes d’avec nous, comme regarder des petits dessins animés le soir.

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Parentes heureuses d’avoir laissé leur enfant en garde pour se balader, tout simplement.


Le seul regret que j’ai est de n’avoir pas demandé son régime alimentaire au début, car j’ai appris sur le tard qu’elle ne mangeait pas de viande…cela n’a pas posé beaucoup de problème car nous mélangeons rarement viande et légumes, sinon les enfants retrient, mais j’imagine qu’un soir ou deux, on a pu laisser une quiche lorraine pour le repas.
On essaie au plus qu’elle n’ait pas le bain à donner, et c’est de moins en moins vrai, car elle apprécie le bain qui calme complètement les enfants en cassant le rythme.

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Parents qui peuvent enfin rigoler, maintenant que leurs enfants sont gardés.

Sachez qu’il arrive fréquemment que les baby-sitters aient des ami.e.s à proposer si elles ne sont pas disponibles, donc tentez votre chance.

Bref, une fois qu’on a trouvé, voici mes astuces :

  • laisser une feuille avec les routines du soir (genre : heure habituelle, doudou+ tétine) et les numéros à joindre en cas d’urgence (penser à mettre l’adresse de votre logement, si elle devait faire venir les pompiers, par ex). Pleins de conseils sur le site Femmes débordées sur quoi dire à la baby-sitter.
  • se réjouir avec les enfants de sa venue : les parents vont sortir et être heureux et les enfants aussi
  • prévoir un repas facile à réchauffer, si jamais elle veut manger après les enfants
  • dégager le coin confortable du salon, comme le canapé
  • vider le lave-vaisselle, pour qu’elle puisse tout mettre dedans
  • mettre en évidence les pyjamas et doudous (sur les lits)
  • mettre en évidence les livres préférés des enfants
  • dire à la baby-sitter où on va ; soit le quartier, soit le type de sortie, tout simplement qu’elle sache qu’en cas d’urgence, si on est au cinéma, qu’elle nous contacte en dernier car on risque de ne pas décrocher, ou qu’on peut venir vite, si on sort pas loin.

Encore une fois des conseils sur le site Femmes Débordées sur le choix et vos obligations de parents.

Et une fiche mémo sur le site des Super Parents à laisser chez vous.

Il en existe plusieurs en anglais, trouvées via Pinterest avec les mots clefs « Baby sitter notes »

La rentrée de la Famille Geek

Flickr - The U.S. Army - Story time with the First Lady
C’est du blog bébé de Privatebebe.com que vient le tag. La règle du jeu est simple, il faut répondre aux 3 questions suivantes :

  1. Quels sont ton meilleur et ton pire souvenir de rentrée ?
  2. Qu’est-ce que tu mettais dans ta trousse pour le premier jour d’école ?
  3. Comment vis-tu la rentrée de tes enfants ou celle de ton entourage (petits-enfants, neveux etc.) si tu n’en as pas ?

Quels sont ton meilleur et ton pire souvenir de rentrée ?

Mon pire souvenir de rentrée : je dirais l’école primaire, parce que mon nom n’était pas sur les listes, j’étais séparée de tous mes copains de maternelle.
Bundesarchiv Bild 183-2004-0701-504, Berlin, Auslieferung von Eisstangen
Mon meilleur souvenir de rentrée : je pense que c’était le premier jour du collège. J’y allais avec mon meilleur ami, et ses parents ont fait une photo de nous deux avec nos immenses cartables. On était fiers comme des poux.

Qu’est-ce que tu mettais dans ta trousse pour le premier jour d’école ?

Au primaire : j’emportais une trousse vide, car les fournitures étaient données par la Mairie de la ville à chaque élève. L’adjoint au Maire ou le Maire lui-même passait de classe en classe distribuer les sacs de fournitures, et on passait la première journée à coller des étiquettes sur nos fournitures. Je me souviens de ma déception en CM1 quand la Maîtresse avait pris les compas pour les mettre dans l’armoire, et on ne les avait revus qu’au deuxième trimestre. J’étais si fière d’avoir un compas.
School pencil cases
Au collège : je mettais dans ma trousse mon stylo-plume, des cartouches d’encre bleue et le sacro-saint effaceur, et puis ensuite noires, mon stylo rouge, mon stylo vert, un crayon à papier HB, un crayon à papier 2B, du Tipp-Ex, un taille-crayon, une gomme ou deux (je faisais des tampons avec les gommes et un cutter), un cutter parfois donc, des ciseaux, de la colle en tube, un compas, des mini-crayons de couleurs. J’ai toujours été un peu psychorigide de la trousse, du genre à hésiter à prêter mon effaceur…

Au lycée : la même chose qu’au collège, et j’ai ajouté une règle de 12 cm pour la géométrie et souligner les cours. J’avais aussi cousu une pochette pour ma calculatrice.

Note, j’ai la même trousse depuis le lycée. Je veux dire que j’ai continué, pour mes études supérieures à prendre la même forme et la même couleur de trousse.

Comment vis-tu la rentrée de tes enfants ou celle de ton entourage (petits-enfants, neveux etc.) si tu n’en as pas ?

Je suis super-excitée par les fournitures scolaires, et je me retiens d’en acheter des tonnes, car à la maternelle tout est fourni. J’attends avec impatience l’école élémentaire pour me lâcher en gommes kawaii (pour moi, trop précieux pour l’école, enfin…), en stylos à encre et en marqueurs Véléda.

Du coup, je ne vais plus en papeterie, je ne franchis pas la porte des supermarchés en période de pré-rentrée. C’est difficile car parfois, j’ai besoin d’un carnet, ou je veux profiter pour refaire le stock de yaourts, en plus ils remplissent de plus en plus tôt les rayons de la rentrée.

Les choses que j’achète encore, pour les enfants sont :

  • les feutres ultra-lavables
  • les petites pochettes de 12 crayons de couleurs de 10 cm de haut
  • les carnets à dessin 16 pages : je les coupe en 2 et ça fait 2 carnets à l’italienne pour les voyages

Et pour moi :

  • des marqueurs indélébiles avec des pointes de différentes formes
  • du scotch
  • des surligneurs fluos

Schulranzen-aus-leder-und-felltornister

J’aime vraiment apprendre, j’ai toujours aimé retrouver mes potes à l’école, et j’espère communiquer ce côté positif à mes enfants. J’espère aussi que je saurais déceler s’ils sont en difficulté, car ce n’est pas familier pour moi.