Les lasagnes sans pré-cuisson

J’avais cité, dans mes défis de cuisine, une recette de lasagnes sans pré-cuisson. L’idée étant d’assembler les éléments, de mettre au congélateur, puis de cuire directement le moment venu. J’ai donc fait des courses en prenant exprès les ingrédients. J’ai suivi la recette au gramme près (après avoir converti des cups de mozzarelle râpée en grammes, pour moi, ça fait 100g) et j’ai réalisé un plat géant de lasagnes (la recette est donné pour 2 plats de lasagnes).

C’était prometteur, plutôt simple d’assemblage même avec des enfants dans les pattes. Sur ce point, je recommande l’idée. J’ai pris garde de bien arroser de coulis de tomate les plaques, pour qu’elle cuisent en l’absorbant.
Je n’ai pas congelé mes lasagnes, et mon mec les a cuite tout de suite, en respectant à la lettre les instructions.

Hélas, le coulis de tomate en boîte a un goût trop prononcé…de renfermé (il est mis directement, sans ajout d’herbes ou d’oignons, par exemple), et le mélange mascarpone-parmesan est bien trop salé !

Au final, l’aspect de la lasagne était louche (c’est de la mozzarella sur le dessus pour gratiner), voyez plutôt. Le goût était très salé et un peu trop « en boîte », problème que n’ont pas les lasagnes du commerce avec leur béchamel ou sauce tomate arrangée.

Plat de lasagnes maison, mis en avant avec couverts en fond

Lasagnes no-cook

Vu la taille du plat, on en a mangé durant une semaine !

Je n’en referai pas, et comme il me reste des plaques à lasagnes, je me lancerai sûrement dans une lasagne chèvre-épinards prochainement. Au printemps, sûrement. Si quelqu’un possède une bonne recette de lasagnes aux légumes, qu’il me fasse signe dans les commentaires !

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Pancakes du petit-déjeuner

Pour 4 mangeurs raisonnables (sinon doubler les doses)

pancakes

  • 250g de farine
  • 30g de sucre
  • 1 sachet de levure chimique
  • 1 pincée de sel
  • 2 oeufs
  • 30cL de lait de vache (si végétal en mettre 50cL)
  • 65g de beurre

1. Faire fondre le beurre pour la suite.
2. Mélanger le sec : farine + sel + sucre + levure
3. Ajouter les oeufs et bien mélanger la pâte
4. Ajouter le beurre fondu et bien mélanger
5. Ajouter 5cL par 5cL le lait en délayant à chaque fois pour éviter les grumeaux.
6. Cuire sur feu vif les pancakes : ne pas étaler la pâte mais garder l’épaisseur du coulage en poêle.
7. Penser à retourner dès que des bulles profondes sont formées

Les 7 étapes du pardon

Cette semaine, je pardonne.

Parmi les défauts et qualités que je m’attribue, je ne me définirais pas du tout comme rancunière. Et pourtant, je m’aperçois que j’ai beaucoup à pardonner. Selon le site Psychologies.com, il y a 7 étapes dans le pardon :

  1. Décider de ne plus souffrir
  2. Reconnaître que la faute existe
  3. Exprimer sa colère
  4. Cesser de se sentir coupable
  5. Comprendre celui qui nous a blessé
  6. Prendre son temps
  7. Redevenir acteur de sa vie
macaron-2017

Ce billet fait partie du défi « Cette année, je… »

Dans la première étape, on me propose de « prendre du champ et à mettre de la distance entre soi et le responsable de sa douleur. » Cette partie est totalement maîtrisée pour moi.

Giloh Highway in Yom Kippur (6222571983)

Autoroute vide à Tel Aviv, le jour du grand pardon (Yom Kippour)

Plus loin, il est écrit que « agressivité, colère, voire haine sont utiles dans un premier temps. Elles sont signe de bonne santé psychique, signe que la victime n’est pas dans le déni et ne porte pas la faute de l’agresseur sur elle. » Cette partie aussi est totalement maîtrisée. Bien que je préfère souvent faire silence.

Ensuite, en revanche, je n’y suis pas du tout. Sortir de la litanie « j’aurais dû faire différemment« , pour aller me mettre à la place de la personne qui m’a fait du mal et comprendre ses motivations. La suite de l’article me conseille néanmoins de prendre mon temps. Alors je le prends. Et si ce sont des années qui passent ?

Comment savoir si nous avons vraiment pardonné ? Lorsque nous ne ressentons plus ni colère ni rancœur à l’encontre de celui qui nous a fait souffrir. Eh bien, je n’y suis pas encore. Clairement, c’est là que je finis par penser que je suis rancunière.

Dent de la Rancune with alpinists

La Dent de la Rancune dans la vallée de Chaudefour (Puy-de-Dôme) avec des alpinistes.

Les heureux ados islandais

Hier, j’ai lu un article sur la diminution de la consommation d’alcool par jeunes à Reykjavík en 20 ans. La consommation est passée de 42% en 1998 à 5% en 2016. L’article interview les deux psychologues en charge du projet, et détaille ce qui a été mis en place.
Gudberg Jónsson, psychologue islandais, et Harvey Milkman, psychologue américain, tous deux enseignants à l’Université de Reykjavik, ont proposé des mesures pour diminuer la consommation d’alcool, de cigarettes et de cannabis.
Borgatún - panoramio

Note : les citations sont issues de l’article
L’idée, à la base de ce projet, était de remplacer sensations procurées par alcool/drogues par activités plus légales et meilleures pour la santé. En conservant des effets sur le cerveau identiques, au niveau de l’excitation, l’addiction étant liée aux effets de l’alcool et non pas au produit en tant que tel. Par exemple, faire du sport ou faire de la musique peut faire planer autant que de prendre de la drogue.
Après avoir utilisé des questionnaires auprès des jeunes, pour analyser les causes, la fréquence, les conséquences et l’addiction, sur l’usage d’alcool et drogues, des propositions concrètes ont été faites.

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Ces propositions ont inclus : l’interdiction de vente d’alcool et de cigarettes aux mineurs, l’interdiction de publicité pour de l’alcool et des cigarettes, des activités gratuites après l’école (sport, musique, danse, etc.), de l’assistance aux parents sous forme d’associations dans les écoles, de cours sur la psychologie des adolescents, et même couvre-feu pour les jeunes en semaine (22h l’hiver et minuit l’été), incitations à passer du temps avec leurs enfants pour les parents. En fait, c’est même plutôt intéressant car il a été préconisé de passer plus de temps avec leurs enfants aux parents, la quantité ayant plus d’impact que la qualité du temps passé ensemble, dans ce cadre. L’idée étant de mieux connaître leurs enfants, de connaître leurs amis, et de plus communiquer. J’imagine qu’à l’adolescence, le temps passé ensemble compte. Si vous avez des références psychologiques scientifiques sur le sujet, je suis preneuse.

Notez que la ville de Reykjavik a mis en place une aide financière pour les pauvres ; des « chèques cultures » (montant annuel pour chaque enfant de la famille) pour financer les activités les familiales, et également des transports organisés vers les activités pour jeunes, afin que les personnes vivant plus loin puissent y participer, sans que les parents ne soient de corvée de taxi.

A law was also passed prohibiting children aged between 13 and 16 from being outside after 10pm in winter and midnight in summer. It’s still in effect today.

Une des responsables du projet nommé Home and School, Hrefna Sigurjónsdóttir ajoute que les jeunes ne peuvent plus trop utiliser l’excuse : « Les autres boivent des bières/rentrent tard. » car l’effort a été porté sur toute une génération.

Bilan : ces mesures combinées ont fonctionné.

Et si l’équipe de football islandaise est plus forte, et que plus de musique s’exporte hors de l’Islande (Of Monsters and Men, par ex.), cela pourrait venir de ces ados détournés de l’alcool.

L’article indique que d’autres villes, dans d’autres pays ont été convaincues par les résultats, et les responsables de ces collectivités locales ont commencé à analyser par des questionnaires aux jeunes, pour se lancer dans des mesures adaptées. Simplement, selon la culture, il n’est pas pensable, au Royaume-Uni par exemple, d’accepter une telle ingérence de l’Etat dans la sphère familiale.

Kristín Anna Valtýsdóttir

State funding was increased for organised sport, music, art, dance and other clubs, to give kids alternative ways to feel part of a group, and to feel good, rather than through using alcohol and drugs, and kids from low-income families received help to take part. In Reykjavik, for instance, where more than a third of the country’s population lives, a Leisure Card gives families 35,000 krona (£250) per year per child to pay for recreational activities.

L’article : « Iceland knows how to stop teen substance abuse but the rest of the world isn’t listening »

Para-cycling German championships and Europe Cup 2016 137