Le plus grave, ce n’est pas d’échouer. C’est de ne pas avoir essayé. (Ou le snobisme littéraire)

A young woman reading, Rome - 2072
Le livre « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » est taillé sur mesure pour moi, et plein d’autres femmes. Il s’agit du premier roman d’une auteure de développement personnel. Le propos et la trame du roman est un prétexte pour distiller des exercices de développement personnel qui peuvent aider au cours d’un projet ou de la vie en général.

Ce livre ne m’a pas plu.

Le titre est une citation utilisée dans le roman comme phrase de motivation pour l’héroïne. Ce qui est entre parenthèses est mon titre initial, qui me plaisait tant que je l’ai conservé aussi.

Les personnages

Les personnages de ce roman sont l’héroïne, Camille, une femme blanche, trentenaire, VRP de métier, habitant dans une grande ville, en couple avec un homme de son âge (second personnage), et mère d’un enfant de 7 ans (troisième personnage). Elle a un travail à temps plein, une bonne santé financière, mais il manque le bonheur dans sa vie. Cette héroïne représente parfaitement XXX et cependant, elle manque un peu de profondeur. C’est-à-dire qu’elle n’a pas de passion secrète inavouable qui la démarque, elle est un peu trop lisse à mon goût, comme un succédané de mère trentenaire citadine de la classe moyenne. C’est la lectrice de Biba, Cosmopolitan et Glamour en même temps.

L’histoire commence par une panne de voiture de l’héroïne. C’est le prétexte qui la conduit à sortir de sa routine et à rencontrer un gourou-coach (quatrième personnage). Une fois ces quatre personnages installés, on suit les découvertes de notre héroïne sur son chemin de l’épanouissement personnel.

Tout ce qui m’a déplu dans cet ouvrage, permettez que je vous le partage.

Une mauvaise langue, by Alexander Hugo Bakker Korff

Commentant des romans Harlequin avec mes copines

Premièrement, le style dans lequel pense et parle notre héroïne ne m’a vraiment pas convenu. On dirait un roman Harlequin. J’ai lu pas mal de roman à l’eau-de-rose, un été, avec mes copines.

Nous étions toutes d’avides lectrices, et à ce moment, nous étions tombées sur une mine de ces romans. Nous les avons donc lus et partagé les passages les plus érotiques (voir la vidéo du sketch de Dany Boon ci-dessous).

Le style, surtout au début du roman est tellement verbeux qu’il en devient collant. Je suis pourtant une inconditionnelle de Douglas Adams et Jasper Fforde, auteurs dont le verbiage est célèbre dans toute la mine !

Je vais donc poser ici un extrait du Guide du Routard Galactique, t.3 (Douglas Adams):

Le jeu que vous connaissez sous le nom de cricket n’est rien autre qu’une de ces bizarres déformations de l’inconscient collectif, capable de garder une image vivace à l’esprit, des éternités après que leur signification véritable se fut perdue dans les brumes du temps. De toutes les races de la Galaxie, seuls les Anglais pouvaient sans doute faire revivre le souvenir des guerres les plus épouvantables qui eussent écartelé l’Univers, en le transformant en ce qui, j’en ai peur, est généralement considéré comme un jeu parfaitement ennuyeux et totalement dépourvu du moindre intérêt.

Et une description de Jasper Fforde, extraite de « Sauvez Hamlet ! »

Il existe deux écoles de pensée sur la résilience du temps. La première stipule que le temps est hautement volatil, le moindre événement influant sur l’issue possible de l’avenir de la planète. Le second point de vue est que le temps est rigide : on aura beau faire, il reviendra toujours à un présent déterminé. Moi, je ne me préoccupe pas de ces futilités. Je me contente de vendre des cravates à quiconque cherche à en acheter…

Evidemment, je compare peut-être des choux et des carottes. Les situations que j’ai en citation ne sont pas vraiment la même chose que les pensées d’une femme qui a du mal dans sa vie. Alors, je vais chercher d’autres livres, des femmes écrivaines, moins reconnues que ces deux mastodontes que je viens de citer.

Voici un extrait de Geek Girl, t.1, par Holly Smale

Je vais donc expérimenter une toute nouvelle stratégie : ne pas avoir de plan.
Pour la première fois de ma vie, je vais essayer de voleter simplement d’un moment au suivant, butiner l’instant et voir où cela me mène. Comme un être humain en somme.
Ou… un bourdon.

Et un autre de Plan de Table, de Maggie Shipstead

Elle était une vieille femme à présent, bientôt arrière-grand-mère, assise sur une terrasse par un beau soir d’été et pensant à la mort. (…) L’amour était encore une chose qui rendait difficile de mourir. A quel moment s’était-elle mise à avoir des pensées si morbides, si résignées ? Elle ne savait plus. La courbe journalière décrite par le soleil à travers le ciel avait pu lui donner l’illusion qu’elle suivait un cercle infini, mais elle savait bien qu’elle avançait sur une ligne droite.

Ces deux romans, Plan de Table et Geek Girl ne m’ont pas spécialement emballée. Je les ai lu avec un petit agrément, j’ai voulu savoir la fin, et j’aurais pu abandonner en cours de route.

Je vous propose également deux extraits de romans qui m’ont plu, cette fois, écrits par des femmes.
Ces extraits de plus, contiennent des pensées de l’héroïne, sur le couple, : La Femme qui décida de passer une année au lit, de Sue Townsend m’a positivement marquée :

En redescendant l’allée centrale au bras de son mari, elle découvrit ses pieds minuscules et, lorsqu’il écarta les pans de sa veste, le motif de son gilet en soie combinait fusées sport ils et planètes. Éva, elle aimait les chevaux,mais était- ce une raison pour un arborer sur sa robe de mariée?
Avant de partir par la grande porte de l’église ou le photographe avait installé son trépied, Éva n’aimait plus Brian – si tant est qu’elle l’eut jamais aimé.

Et Zona Frigida, de Anne B. Ragde, où l’héroïne passe une année en mer (et sur le même sujet, en plus coriace, lisez Traversée, le premier roman de  Nikki Gemmell) :

Dire qu’il y avait des gens assez bêtes pour se marier au bout de quelques semaines ! Fallait vraiment être givré…
Je sais de quoi je parle. Les promesses qu’on fait quand on est sur un petit nuage. Les cartons et les valises montés par l’escalier, les commodes et placards vidés pour faire de la place aux affaires d’un nouvel homme. L’espoir, toujours déçu, que cette fois, c’est du sérieux. Enfin un homme qui ne se défilera pas à la première occasion. Qui comprendra qu’il y a des jours avec et des jours sans. Son rasoir dans la salle de bain, son peigne, sa brosse. Ses vêtements à mettre à la machine avec les étiquettes à vérifier pour laver à la bonne température. Les CD inconnus alignés à côté des miens. Les plantes. Les tableaux à accrocher aux murs. En revanche, j’ai toujours refusé les meubles. Un petit bureau à la limite, un ordinateur. Le reste, il fallait le laisser au garde-meuble ou ailleurs.

Pour comparaison, voici deux courts extraits de la pensée de Camille dans Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, quand elle a sa panne en voiture (le tout début de l’histoire, donc) :

Les gouttes, de plus en plus grosses, s’écrasaient sur mon pare-brise. Les essuie-glaces grinçaient et moi, les mains crispées sur le volant, je grinçais tout autant intérieurement… Bientôt, les trombes d’eau furent telles que, d’instinct, je levai le pied. Il ne manquerait plus que j’aie un accident! Les éléments avaient-ils décidé de se liguer contre moi ? Toc, toc, Noé ? Qu’est-ce que c’est que ce déluge?

Et puis, Camille, qui constate que sa vie de couple pourrait être meilleure :

Quoi qu’il en soit, le résultat était le même : enlisée dans notre gadoue conjugale, étriquée dans une existence trop bien huilée, je faisais le constat d’une vie de couple insipide qui avait fini, tel un chewing-gum trop mâché, par perdre toute sa saveur …

Evidemment, c’est un premier roman, c’est pour cela, peut-être que sa qualité littéraire n’est pas aussi aboutie que d’autres romans que j’ai cités. Et puis, je crois que mes extraits sont tirés de romans étrangers traduits, le processus de traduction a pu modifier le texte, grâce au talent des traducteurs.
Cependant, j’avoue que je me suis étranglée intérieurement au début, en me demandant si l’étape de correction avait été oubliée. Le style qui génère du rire en ajoutant de plus en plus de métaphores et en les mélangeant complètement, cela me laisse de marbre.

Mais le style n’est pas le plus mauvais, dans ce livre, même si j’ai essayé de le prouver en étalant grandement plein d’autres romans que je vous conseille. Après tout, je l’ai terminé. Pour moi le pire est que l’histoire manque sérieusement de rebondissements.

—- spoilers à partir de maintenant —-

Le manque de rebondissements

L’intrigue, qui est le prétexte à distiller des conseils de développement personnels, n’est pas très étoffée. J’ai compris que l’héroïne était une femme dans laquelle je devais me projeter et me reconnaître. Si elle est n’est pas meilleure que moi, pourquoi aurais-je envie de vivre sa vie ? Si sa vie est plus fade que la mienne, si elle n’a pas grande volonté, comment puis-je m’attacher à elle ?

En fait, Camille manque de texture, on apprend au milieu du roman qu’elle aimait dessiner enfant. Ce n’est pas évoqué auparavant. L’auteure évoque son boulot, sans en dire tellement plus sur des potentielles intrigues de bureau (La série L’Accro Du Shopping, de Sophie Kinsella, a des intrigues de ce type, par exemple, qui durent tout le roman et se re-nouent et dénouent sans manquer à un soulagement final).

Les péripéties dans ce romans sont les suivantes :

  • Camille tombe en panne ce qui lui permet de rencontrer son gourou.
  • Camille prend conscience qu’elle peut changer sa vie, et trompe et passe moins de temps avec son mari qu’avec son gourou.
  • Camille déjeune avec son collègue qu’elle déteste et se réconcilie avec.
  • Camille se lance dans un projet qui lui tenait à cœur depuis longtemps.
  • Camille démissionne pour lancer son projet.

Fin de l’histoire. Voilà. Merci et au revoir. Est-ce seulement le premier chapitre ? Non, pas du tout, car entre la panne et la démission, on a droit à beaucoup de rencontres avec le coach-gourou.

Le coach

Jamais Camille ne remet en question son coach. Autant la rencontre a lieu un jour de désespoir aggravé par la panne de voiture, autant les autres contacts qu’elle a avec son coach sont dans sa vie quotidienne.

Son coach-gourou lui transmet des exercices à réaliser. J’ai apprécié, au passage qu’elle reçoive quelques messages sur papier, c’est charmant. Camille réalise les exercices sans difficulté, sans douter.

J’avoue que je n’ai pas sa patience, et si un homme sorti de nulle part, aussi bienveillant soit-il me transmettait en plein hiver des exercices à base de « range ta chambre, tu te sentiras plus légère », il se peut que je l’envoie bouler, que je commence par être réticente. Voire que je doute.
Les exercices de type « visualise ton futur positif » pour faire prendre réalité au futur en question, je peux douter sur la magie de l’exercice. Camille ne doute pas, c’est une bonne soldate. Elle exécute, parfois en maugréant ou dans la fatigue mais sans même une bonne phase de « J’envoie tout bouler » comme peuvent le faire des héroïnes de fiction dans tant d’histoires.

Deux romans qui m’ont plu pour oublier la mollesse de Camille :

Croco-deal (Carl Hiaasen)

Résumé éditeur :

Son fils Fry le sait : Honey Santana n’est pas seulement cinglée, elle est aussi très têtue. Si l’on ajoute à cela son intolérance rageuse pour la bêtise et la méchanceté, on obtient un cocktail dévastateur … Lorsque, dans la même journée, elle perd son travail pour cause de patron peloteur et se fait insulter au téléphone par un démarcheur de chez Sans Trêve Ni Relâche Inc., trop, c’est trop ! Elle décide de retrouver le goujat coûte que coûte afin de lui donner une leçon de savoir vivre, même si elle doit pour cela traverser la moitié des Etats-Unis et s’embarquer dans une folle épopée qui l’entraînera jusque dans les Everglades. Tous aux abris, l’ouragan Honey est prêt à déferler sur la Floride !

Queue de poisson, Carl Hiaasen encore

Résumé éditeur :

Il avait tout prévu : la croisière en paquebot, la promenade nocturne sur le pont et le moment où il la balancerait par-dessus bord au milieu de l’Atlantique. Encore mieux qu’un divorce. Mais ce que Chaz n’avait pas imaginé, tout docteur en biologie (et surtout ès magouilles) fût-il, c’est que Joey puisse survivre à tout ça. Et voilà que son « épouse regrettée » est repêchée par un ex-flic reconverti en Robinson, à quelques miles des côtes de la Floride. Elle pourrait le dénoncer. Mais ce ne serait pas drôle. Au point où elle en est, autant jouer les fantômes et lui pourrir la vie à petit feu. Du faux écolo véreux et de la riche héritière trahie, on verra bien qui est le plus sournois.

Le mari

Entre temps, elle continue de bosser, trouve plein de temps pour : voir son gourou (en plus du boulot), faire les repas (en plus du boulot), faire les exercices conseillés par son gourou (en plus du boulot) pour lesquels elle n’échoue jamais et ne renonce jamais. Quelle battante, cette femme ! Franchement, le mari en question, on n’en entend pas tellement parler. C’est très décevant. Il n’apparaît pas vraiment brillant dans la vie domestique, et ne paraît pas du tout heureux de son côté. Est-ce que pour autant Camille va lui partager son gourou ? Non, cette petite maline garde son secret pour elle.

Une fois, dans le roman, il y a congrès sexuel entre Camille et son conjoint. Evidemment, étant donné que leur vie de couple est abîmée, je n’attendais pas du sexe à foison, bien que le style Harlequin du début ait pu me faire attendre un peu plus d’action sexuelle, je l’admets. Et puis, c’est seulement une fois que Camille s’est bien remise en question, sur plein de niveaux dont un régime alimentaire de restriction (et sport) pour perdre ses cinq kilos en trop, qu’elle peut enfin envoûter son mari. Si vous avez lu jusque là, insérez le mot « hiver » dans votre commentaire.

Ce mari dont on parle en pointillés, il n’est pas vraiment un partenaire pour elle. Ce mari me paraît être surtout un géniteur et un porte-monnaie. C’est vrai que c’est un livre de développement personnel, pas une romance.

Voici un extrait des préoccupations de cette pauvre Camille :

Quelle sorte de mère étais-je pour Adrien ? Quand il devrait faire ses choix, construire son chemin d’homme, saurai-je l’accompagner sans projeter sur lui des atteintes qui ne seraient pas les siennes ? Saurai-je l’écouter vraiment et l’aider dans sa réalisation de soi ? On croire faire pour le mieux, mais parfois, nos craintes, notre amour même nous aveuglent.

Hé oui, notre héroïne se préoccupe de son enfant, et de son avenir. Non non, elle n’est pas mère célibataire, elle ne compte pas sur son conjoint pour l’aider dans sa réalisation de soi. Sans vouloir rabâcher avec Sophie Kinsella, j’ai lu Lexi Smart a la mémoire qui flanche, et étant donné que l’histoire est celle d’une femme amnésique, qui ne se rappelle même pas de son mari, voilà également un roman où le mari n’est pas vraiment évoqué avant le chapitre 4.

Deux romans qui vous feront oublier sa relation inexistante avec son mari

C’est pas le pied, Milena Moser

Résumé éditeur :

 » Il y a sept ans que je suis morte, sept ans hier, pour être exacte. […] Depuis, je me trimballe dans le coin, dans cette maison qui a été la mienne. Je ne suis jamais loin de mon enfant, de mon mari, ni de Lily, la jeune femme que le leur ai laissée et qui s’occupe d’eux à ma place. Depuis sept ans, j’ai l’œil sur tout, d’une pichenette, je mets de l’ordre, je guide, je donne volontiers un petit coup de main, ce n’est pas forcément facile, ils ne se comportent pas toujours comme prévu, ni elle, ni lui surtout, Frank, mon époux chéri. Mourir, c’est moi qui l’avais décidé, c’est moi qui ai eu l’idée de me chercher une remplaçante, qui soit meilleure que moi. Pour qu’ils puissent être heureux, Frank et mon fils Leo.

Une bonne épouse indienne, Anne Cherian

Résumé par un membre de Babelio :

Neel est Indien résidant aux États-Unis et embrasse le métier d’anesthésiste. Il est un homme moderne selon les critères de l’Inde, il vit dans les mœurs occidentales, pour lui hors de question de faire un mariage arrangé. Le voilà de retour chez lui (en Inde), du fait que son grand-père est malade. Neel se fait avoir, en deux semaines, il se retrouve marié avec une femme qu’il n’a pas choisie et cherchera par tous les moyens de se débarrasser de son épouse.
Cette fille qui se retrouve mariée avec l’homme qui ne désire par ce mariage, c’est Leila, une veille fille comme on la surnomme du fait qu’elle a une trentaine d’années et n’est toujours pas mariée… Mais c’est du fait qu’elle a été plusieurs fois rejetée, un sourire et tout s’emballe… Mais la pauvre ne sait pas ce que son mari mijote…

Les conseils pour être heureux

Bibliotecas Públicas de la Ciudad (7900955536)

Un roman certes, mais avant tout, du développement personnel. De ce côté, je n’ai pas particulièrement apprécié les citations. Le fait que ce soit un personnage qui les profère  ne m’a pas paru réaliste.

Le message principal de ce livre est : La vie contient déjà tout ce qu’il vous faut. (Economie de temps pour vous, n’est-ce pas ?)

Je n’ai pas apprécié le ton Yaka/Fokon, et « il suffit de ».
Ce roman est un parcours initiatique d’une femme désabusée par sa vie fade et étriquée, vers ses propres choix, à travers des méthodes de développement personnel. Mon impression de facilité est sûrement liée à l’intrigue trop légère, ce manque d’obstacles que je ressens dans le parcours initiatique de Camille. La difficulté est peut-être manquante pour moi, car ma vision de la vie contient cette idée de mérite ?

Pour avoir des idées de changement qui me feront évoluer, je vais plutôt lire, et relire :

Sexe, diamants et plus si affinités… de Lauren Weinsberger

Résumé éditeur :

Emmy, Leigh et Adriana sont amies depuis six ans.
Belles, sexy, dans le vent, elles connaissent par coeur tous les endroits tendance de Manhattan. Pourtant, lors d’une soirée un peu trop arrosée, elles font un pacte qui va bouleverser leur existence : chacune des trois doit changer radicalement de comportement surtout à l’égard du sexe fort!

Le syndrôme du toast brûlé de Teri Hatcher

Résumé éditeur

Il n’est jamais trop tard pour dire NON aux toasts brûlés! Teri Hatcher, la Susan de la série culte Desperate Housewives, nous livre ses secrets. Finis les sacrifices, les échecs et les prises de tête. Être femme, sexy, maman, divorcée, quadra, bosseuse, célibataire, belle (ou moche), n’empêche pas de vivre sa vie, ses projets et de (re)trouver ENFIN le bonheur! Humour, glamour, audace : oui, tout est encore possible. Il suffit d’y croire et de s’accepter telle que l’on est. Avec ses manies, ses obsessions et ses défauts. À vous la belle vie.
Et les toasts dorés à point…

Et puis, aussi du Jorn Riel, comme Heq : le chant pour celui qui désire vivre

Résumé éditeur

Heq est le fils d’une jeune esclave inuit, Shanuq, et d’un vieux chef indien.
Capturée lors d’un affrontement sanglant entre sa tribu et ceux que les Inuits appellent les Hommes-Chiens, Shanuq s’enfuit à la naissance de son bébé et retrouve les siens.
Devenu grand, Heq affronte, à son tour, les défis de la faim, du froid, de la lutte pour la survie entre peuples ennemis… et vibre tout entier d’envies de voyage, de justice et de dépassement de soi.

Cette critique est-elle infondée ?

J’ignore si je suis juste snob, à force de lire trop de science-fiction et de fantasy d’auteurs mondialement reconnus. Je m’attends à ce qu’on me raconte une histoire dans un roman, j’ai déjà lu des livres de développement personnels, pour ce qu’ils étaient : des techniques et exercices, comme par exemple « Oser vivre sa vie » de Freddy Jackson Brown & co.

Peut-être que je n’ai pas du tout passé un bon moment avec Camille, alors que le titre était si enjôleur, que cela m’a conduite à la détester. E
st-ce que j’ai terminé le livre, par manque de lecture ? Un peu, à ce moment, je n’étais pas chez moi et je n’avais pas de romans sous la main. J’avoue que ce roman m’a été prêté, et sans obligation de compte-rendu, quand on me dit que cela me conviendra, je prends la peine de lire le livre conseillé. Si vous avez lu jusque là, mettez « Poivron farci » dans votre commentaire.

Apparement, je serai punie de cette critique, puisque voici un dernier extrait : le roman contient des préventions à sa propre critique, en lui-même :

Partez du principe que l’autre essaie de donner le mieux de ce qu’il peut dans la relation à l’instant T, et retenez ce qu’il apporte de positif au lieu de vous concentrer sur ce qui vous déçoit, parce que ça ne correspond pas tout à fait à vos attentes. On récolte ce qu’on sème… Le vieil adage a du bon. Semez du reproche, et vous récolterez rancœur et désenchantement. Semez de l’amour et de la reconnaissance, et vous récolterez tendresse et gratitude.

Vais-je récolter de la déception ?

Vous le saurez au prochain épisode.

Note : Si je me suis trompée dans les descriptions de personnage, que j’ai faites de mémoire, vous pouvez toujours me le faire remarquer dans les commentaires.

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2 réflexions sur “Le plus grave, ce n’est pas d’échouer. C’est de ne pas avoir essayé. (Ou le snobisme littéraire)

  1. Pingback: Poètes, vos papiers ! | Chez Mère Geek

  2. Haha, je l’ai lu en ce début d’année, plus curieuse que dans une démarche personnelle, et je suis du même avis que toi.

    Alors oui, c’est probablement une formule pratique pour commencer en douceur à découvrir certains principes fondamentaux (parce que soyons honnête, elle n’invente rien) pour les néophytes, une sorte d’apéritif. Mais c’est trop simpliste, ça manque de profondeur et de réalité, ça me fait le même effet que de me bourrer de Tuc et de coca.

    J’avais eu le même sentiment avec Le Théorème du homard Broché de Graeme SIMSION d’ailleurs.

    Et tout est bien qui fini bien !

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