Le meilleur pour mon enfant ?

Choupiechat explique sur son blog qu’elle n’a pas envie de couper son enfant de l’environnement culturel de ses pairs dans son billet « Je ne veux pas le meilleur pour mon enfant ».

J’ai déjà réagi via Twitter, mais j’avais envie de construire un peu plus mon propos sur le billet originel.

Mes parents m’ont élevée, il y a un peu de plus de 30 ans, sans TV, sans normalité, mais en m’emmenant au musée très souvent, en me faisant faire trouze mille activités, bref, l’équivalent de ces parents qui « veulent le meilleur » évoqués dans le billet. Sauf qu’ils m’ont laissée scolarisée dans le public. Je pense que les parents font comme ils peuvent, comme ils pensent que c’est bien, avec leurs moyens.

Miami Music Project - Flickr - Knight Foundation (10)

Ce qu’il est arrivé est que je me suis quand même intégrée socialement à l’école, j’ai eu des copines, copains et je n’ai pas souffert de préférer lire ou écouter de la musique plutôt que de regarder la télévision. D’ailleurs, j’allais parfois regarder la télévision chez les copains (je me souviens de Hit Machine, par exemple). Et à l’adolescence, le plus important était la musique ! On écoutait la radio tout le temps, on se faisait des compilations sur K7 audio qu’on ré-inscrivait grâce aux deux bouts de scotch. On demandait des CDs pour nos anniversaires à nos parents, tellement c’était cher. Les groupes étaient divisés à la récréation par les styles de musique qu’on écoutait.

Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, je ne peux que remercier mes parents pour la culture que cela m’a apporté et l’ouverture d’esprit concernant les passions que peuvent avoir les gens qu’ils m’ont tranmise. Je me sens capable de discuter aussi bien avec un musicien passionné qu’un fana d’une émission de télé-réalité, parce qu’on m’a inculqué des valeurs humanistes, plutôt que consuméristes. Les gens sont plus importants que les choses est mon motto.

Headphone girl

A mon tour parent, j’élève mes enfants en couple, avec quelqu’un qui n’a pas eu autant de pression culturelle, dirons nous. Le père de mes enfants, s’il a eu une enfance privilégiée en termes d’accès à la culture et d’encouragements (quand tes parents ont le temps de lire, y prennent plaisir, c’est sûr que c’est moins loin pour toi de lire), n’a pas forcément cette envie de « pousser » nos enfants. Evidemment, nos pseudonymes racontent que nous n’avons pas peur de nous marginaliser puisque nous nous réclamons geek. Ce terme au départ pourrait se traduire par « fana » ou « fondu », et est employé pour les fondus d’informatique. Pour nous, et Papa Geek viendra me corriger s’il le souhaite, cette notion de geek rejoint l’idée qu’on est acteur et pas uniquement consommateur. Par exemple, pour nous, les jouets se réparent ou se démontent si besoin. On célèbre l’ingéniosité plutôt que la beauté. Il y a tout de même une valeur accordée à l’intellectuel, à la réflexion, et au fait de faire soi-même, de contourner, de hacker. Nous ne souhaitons pas nous contenter de ce qu’on nous propose, surtout en terme de divertissement. Nous n’avons pas de télévision chez nous, et en fait, on aurait pas trop le temps de la regarder. Donc nous n’avons pas peur de nous exclure et d’exclure nos enfants d’une partie de la culture de leur génération. (J’ai découvert des dessins animés grâce aux questions que j’ai posées sur Twitter, comme Dr La Peluche, Lulu Vroumette ou Minuscule).

Unschooling

Un exemple super simple qui pourrait concerner nos jeunes enfants : un costume se fabrique, on n’achète pas de déguisement tout fait. (C’est pas entièrement vrai, dans les faits, puisqu’un prochain cadeau au pied du sapin sera un costume du commerce, ahem). Les enfants ont naturellement cette tendance à transformer et à imaginer des nouveaux mondes, ce n’est pas un effort.

En tant que parent, est-ce qu’il faut se limiter à les inscrire au foot/judo et danse/natation ou est-ce que notre rôle est de les ouvrir à des nouveaux horizons afin qu’ils découvrent leur potentiel ? Est-ce important qu’ils soient valorisés et poussés hors de leur confort au détriment d’une identité de groupe ?

Pour continuer la réflexion, je vous invite à lire le billet « Eloge de l’enfant ordinaire » sur le blog Grandir près du châtaignier.

edit : amusant car je parlais déjà de ce sujet dans un autre billet, intitulé pareil

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