Les N choses que je fais depuis que j’ai des enfants

Après avoir lu le billet de Mlle Farfalle (LES 8 CHOSES AUXQUELLES J’AI DU RENONCER EN DEVENANT MAMAN) j’avais envie d’énoncer cette liste à l’inverse, en vous disant ce que je fais depuis que je suis mère.

Demander de l’aide

RIAN archive 1050698 Sergei Sobyanin visits N.Bauman tramway depot in North-Eastern Administrative District of Moscow
J’ai toujours eu une forte volonté d’indépendance, et je veux y arriver toute seule. Du coup, en ayant des enfants, après avoir profité de l’aide proposée gentiment et spontanément par les gens (souvent dans les transports en commun, ou au restaurant), j’ai fini par demander cette aide. J’ai fini par admettre que mes enfants faisaient partie de la société, que je n’étais pas seule à pouvoir les prendre en charge. Je reste responsable de mes enfants, bien entendu, simplement, je demande parfois de l’aide pour garder un oeil sur l’un pendant que je cours après l’autre, et corollaire : je propose mon aide !

Préparer des listes de jouets à l’avance

Jouets en bois (8322460218)
Pour les fêtes de fin d’année et anniversaires, avec des grand-parents, oncles et tantes distants, c’est une logistique sans nom. Surtout que nous sommes assez exigeants et nous aimerions, dans l’idéal, éviter les jouets abrutissants. Pour aider la famille et les proches, je tiens à jour un tableur partagé dans lequel je liste les jouets pour chaque enfant et en commun qui sont adaptés à leur âge et qui trouvent grâce à mes yeux. Ainsi, quiconque me demande « qu’est-ce que je peux offrir à tes enfants ? » je peux envoyer un extrait de la liste. Le coup de génie est de garder les anciennes listes, afin d’avoir des idées des jouets à offrir pour les enfants des autres, qui seraient plus jeunes.

Préparer des menus

Gerard ter Borch - Die Briefschreiberin (Schwester Gesine)
Le truc économique et pratique au quotidien, c’est les menus planifiés. J’ai potassé le sujet, j’ai lu les recommandations PNNS, j’ai compulsé des livres de cuisine rapide, de cuisine pour enfants, je me documente régulièrement sur les blogs et avec des magazines de cuisine des nouveaux produits. Et surtout, je prends en compte les contraintes de ma famille : le temps qu’on a le soir pour cuisiner et manger, l’âge des enfants et leurs besoins nutritionnels, les goûts souvent limités des enfants et l’envie de manger des plats élaborés des adultes à mettre en balance. Bref, je planifie les menus de ma famille. J’apprécie de contrôler cette partie, mon conjoint apprécie de savoir quoi faire sans réfléchir si les ingrédients seront présents et de varier un petit peu les plats.
L’astuce la plus utile si vous voulez vous y mettre est de prévoir un jour-un plat toutes les semaines, comme le fameux « lundi c’est raviolis !« .

Apprécier mes sorties solo

Beta girls gathered around table ca. 1899 (3192606910)
Mon besoin d’indépendance me conduit à fréquenter des personnes ou faire des activités qui ne sont pas toujours appréciées par mon conjoint. Qu’à cela ne tienne, je sors sans lui ! Et depuis que j’ai des enfants, j’apprécie encore plus les moments où je n’ai aucune charge d’enfant.

Me réjouir des fins de journée

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La fin de ma journée de travail coïncide avec les retrouvailles avec mes enfants. Ils sont jeunes et on dirait toujours qu’on s’est quitté pour un mois. La joie que j’éprouve à les revoir, malgré la fatigue, et même si elle fait place à de l’agacement plus tard dans la soirée, est réelle et ce moment illumine mes journées.

Plus de câlins

FEMA - 15308 - Photograph by Andrea Booher taken on 09-02-2005 in Texas

Evidemment, avec plus d’enfants, vient la conséquence : je fais plus de câlins. J’en donne, j’en reçois. J’avoue que c’est une des rares choses que je ne refuse pas à mes enfants. Je peux refuser de la nourriture, de l’attention parce que ce n’est pas le moment…mais un câlin ? C’est toujours le moment pour faire un câlin !

Lire des histoires à haute voix

Sans enfants, je lisais silencieusement, dans ma tête. Enfin, je peux mimer et parodier des voix que j’estime nobles ou ridicules pour totalement orienter l’histoire et rendre peureux, drôle ou méchant un personnage, à ma guise. J’aime beaucoup cette façon de transporter l’enfant dans ma vision de l’histoire, et je sais qu’ils aiment également et qu’ils s’attendent à ce que je reprenne la même voix pour le même personnage. Il est à noter certaines répliques hilarantes, et je décerne la palme au livre « Et moi ? » qui met en scène une famille de cochons, avec un bébé nouvellement arrivé et une grande soeur qui demande de l’attention. La grande soeur, Lolotte, fugue dans le jardin, et ses parents viennent à sa recherche. Ses parents parlent sachant que Lolotte les écoute, pour l’inciter à se montrer. La réplique qui me fait hurler de rire est pourtant à un moment de tension dramatique intense. Le père demande à la mère : « Tu ne dis rien ? A quoi penses-tu ? » Et la mère de répondre : « Je pense à mon gratin de raviolis dans le four. Celui que Lolotte préfère et qui refroidit car Lolotte n’est pas là pour en manger. » Je pique un fou rire nerveux à chaque mention de ce gratin de raviolis. Et c’est bon !

Evaluer la sécurisation d’un endroit au premier regard

Les compétences de parent-ninja qui augmentent tes réflexes pour rattraper un objet (fragile ou non) qui tombe d’une table s’accompagnent d’un regard circulaire englobant qui te permet de pointer toutes les zones de danger potentielles. Les câbles qui sont mal enfichés et que l’enfant aura envie de tirer ? Tu les vois. Les objets contondants et coupants, et fragiles, à portée de nain ? Tu les vois. Les coins d’étagère juste à hauteur de crâne d’un enfant ? Tu les vois. Auparavant, je n’accordais aucune importance à ces informations. Maintenant, même sans enfants, je vois ces détails.

Courir dans la rue, même en talons

Quand ton enfant échappe à ta main de fer, ou à ta surveillance et se précipite sur un pigeon, rat, papier de bonbon ou plume, tout en ignorant totalement la circulation automobile, tu cours pour sa vie. Que tu sois pieds nus, en tongs, en chaussures de running ou en escarpins, tu cours. Cela explique aussi pourquoi la plupart des professionnels de la petite enfance, des enseignants et des mère au foyer portent des chaussures pour courir. Evidemment, tu auras des points de côté, voire des chevilles foulées, parce que tu n’es pas pour autant sportive, cependant, tu oublies totalement ta tenue, ta grâce légendaire quand tu cours pour sauver la vie de ton rejeton.

Hurler en public en cas de danger

Pieter Huys - Woman Enraged
Autant je suis indépendante bornée, autant je suis discrète et aime passer inaperçue la plupart du temps (sauf quand j’ai préparé un joli costume de carnaval ou mis mon plus bel ensemble de soirée, disons). J’apprécie l’anonymat des grandes villes et d’avoir du monde autour de moi. Avec des enfants, j’ai appris à crier en pleine rue « STOP ! » ou leur prénom de manière à ce qu’ils entendent mes instructions. J’avoue que souvent, le soir sur le chemin du retour, il y a des portions où ils ont le droit de courir, pendant que je claudique, trimbalant mon sac à main lesté de toutes leurs affaires. La limite est toujours au même poteau mais parfois ils dépassent cette limite, tellement ils sont emportés par leur course, ou un danger survient au milieu et je veux qu’ils s’arrêtent. Je crie donc mon « STOP ! » sonore et tonitruant, et souvent, les passants me dévisagent, pensant qu’ils doivent s’arrêter eux aussi 🙂

Recadrer les enfants des autres

Et pour le coup, si je demande de l’aide aux autres, je n’hésite pas fournir de l’aide, et je me sens en partie responsable de l’éducation des enfants des autres. Si je vois des enfants se bagarrer, j’interviens, si je vois des enfants faire une bêtise, j’interviens. C’est souvent mal vu de s’adresser aux enfants des autres. J’ai l’impression que beaucoup de parents le prennent comme une critique à leur encontre. Comme par exemple, la fois où dans un Centre Commercial, j’ai empêché un enfant de 2 ans de rentrer seul dans une parfumerie. Sa mère était à 5m derrière et je ne l’avais pas vue, simplement, j’avais peur que l’enfant aille se perdre dans la parfumerie.
Personnellement, quand j’ai perdu de vue mon enfant de 3 ans dans les Halles de Lyon, j’aurais apprécié que les passants s’inquiètent de voir un enfant circuler seul !

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